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 les voeux de Nicolas Sarkozy

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Alexandre
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MessageSujet: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:27

[u][b]les voeux de Nicolas Sarkozy[/b][/u]

[b]Nicolas Sarkozy réaffirme ses ambitions présidentielles[/b]

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, pour qui "le risque ce n'est pas d'oser", a affirmé jeudi ses ambitions présidentielles avec un programme de candidat tous azimuts, mais il s'est bien gardé d'engager les hostilités avec son rival en puissance, Dominique de Villepin.

Plan de prévention de la délinquance, projet de loi sur l'immigration, réforme de la Constitution, mesures en faveur du pouvoir d'achat, loi sur le service minimum, plan de réduction des effectifs des fonctionnaires, refonte institutionnelle de l'Europe: le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP a fait entendre sa différence lors de ses voeux à la presse.

Lors de cet exercice de près de deux heures, après les voeux de Jacques Chirac et ceux de Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy s'est abstenu de toute critique frontale contre le président de la République et le Premier ministre, tout en reconnaissant avoir "la concurrence dans les veines".

Il a salué les "voeux très pertinents à bien des aspects" de Jacques Chirac et a jugé que le chef du gouvernement avait fait du "bon travail" depuis six mois.

Là s'arrête l'unanimisme du candidat Sarkozy, qui exclut toutefois de rompre prématurément avec la solidarité gouvernementale pour s'engager dans la bataille élyséenne et lie son destin électoral au choix des adhérents de l'UMP lors du congrès de janvier 2007.

Une prudence qu'il observe désormais aussi sur sa vie privée, se refusant à tout commentaire sur le retour annoncé de son épouse Cécilia, jadis mise en avant à des fins politiques.

"On peut être solidaire et avoir des idées différentes et pour l'avenir porter une alternative différente", a-t-il résumé.

Partisan d'une "rupture" en France, Nicolas Sarkozy a ainsi critiqué à mots couverts l'action gouvernementale en soulignant que la France ne pouvait "se contenter de demi-réformes" et que l'UMP était "devant" Matignon pour les propositions d'avenir.

"L'énergie que l'on met à durer, on ne la met pas à faire", a-t-il par ailleurs décoché à l'adresse de Jacques Chirac en prônant une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels en France.

"JE N'AI PAS PEUR DES MOTS"

Cette réforme institutionnelle, qui verrait également le chef de l'Etat rendre compte au Parlement et le Premier ministre, dépossédé par le quinquennat, "coordonner" l'action gouvernementale, figure en tête des changements que le président de l'UMP appelle de ses voeux.

"Ma conviction est que la France a besoin de beaucoup changer, non pas pour se diluer dans le village planétaire, faire table rase du passé, cloner un modèle étranger, mais au contraire se retrouver", a-t-il souligné, se posant en agitateur d'idées.

A Jacques Chirac, qui a pressé les membres du gouvernement de taire leurs ambitions en 2006, Nicolas Sarkozy réplique en effet que cette année pré-électorale doit être l'occasion de "débats nombreux, approfondis et sans tabou".

"2006 sera une année d'action. Je forme le voeu que ce soit aussi une année de préparation de l'avenir", a-t-il déclaré.

Le numéro deux du gouvernement ouvre plusieurs pistes: instaurer une "réelle autonomie" pour les universités, exonérer de charges sociales les heures supplémentaires dans les entreprises, appliquer un service minimum dans les transports publics - un serpent de mer du débat politique -, contribuer au désendettement "insupportable" de la France en ne remplaçant pas la moitié des fonctionnaires partant à la retraite.

Le ministre de l'Intérieur a mis l'accent sur la prévention de la délinquance après les violences urbaines de novembre 2005, la sécurité des établissement scolaires après l'agression en décembre contre une enseignante dans un lycée d'Etampes (Essonne), le renforcement de la répression contre les violences conjugales.

En matière d'immigration, il a confirmé un projet de loi pour février, avec notamment des "objectifs fixés" pour les flux migratoires et une réforme du regroupement familial dont les procédures sont aujourd'hui souvent dévoyées.

Se situant sans complexe sur le terrain du Front national - "je n'ai pas peur des mots" qui heurtent "ceux qui du boulevard Saint-Germain au café de Flore aiment à manifester" -, Nicolas Sarkozy s'est défendu de toute "dérive droitière" à des fins électoralistes.

Le président de l'UMP affirme que ses propositions "correspondent au besoin d'autorité qu'expriment les Français" et raille ses détracteurs s'alarmant d'une "France ressemblant à je ne sais quelle dictature".

[b]
© Reuters 2006. Tous droits réservés. [/b]
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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:28

[b][u]Sarkozy dessine les contours d'un nouveau président[/u]

[img]http://s.tf1.fr/mmdia/i/83/8/2162838_5.jpg[/img]

Lors de ses vœux à la presse, le ministre de l'Intérieur a proposé que le chef de l'Etat puisse expliquer directement sa politique aux parlementaires, ce qui est actuellement interdit par la Constitution. Quant au Premier ministre, son rôle serait réduit à celle d'une "coordination de l'action gouvernementale".[/b]

Plus de deux heures de conférence de presse devant 450 journalistes. Nicolas Sarkozy a présenté jeudi ses vœux à la presse salle Gaveau, à Paris. De la délinquance à l'éducation, en passant par la réorganisation des pouvoirs entre Matignon et l'Elysée, le président de l'UMP a abordé tous les thèmes d'une feuille de route présidentielle. Voici les principaux points.

Le rôle du président de la République : Partisan d'un chef de l'Etat qui dirige directement la politique du pays, Nicolas Sarkozy a proposé une réforme des institutions permettant au président de "venir expliquer directement sa politique aux parlementaires", alors qu'actuellement, la Constitution lui interdit de le faire dans les hémicycles. Le président de l'UMP a souhaité aussi que les parlementaires puissent demander à débattre des questions touchant à la politique étrangère, la défense, la politique européenne. La proposition du président de l'UMP modifierait l'article 18 de la Constitution qui stipule que "le président de la République communique avec les deux assemblées du parlement par des messages qu'il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat".

Mandats présidentiels : le président de l'UMP, défendant sa volonté de limiter à deux les mandats présidentiels, a expliqué que "l'énergie que l'on met à durer on ne la met pas à faire", dans une allusion comprise par tous comme faisant référence à Jacques Chirac.

Le rôle du Premier ministre : Nicolas Sarkozy a proposé une réforme des institutions qui modifierait le rôle du Premier ministre, en en faisant le coordonnateur et non plus le dirigeant de la politique gouvernementale. "Une nouvelle rédaction de la Constitution devrait prévoir que le Premier ministre 'coordonne l'action du gouvernement+ alors que le texte actuel dispose qu'il la 'dirige'", a déclaré le président de l'UMP.

Le gouvernement Villepin : Nicolas Sarkozy a assuré qu'il était "solidaire" du gouvernement, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des "idées différentes". Le ministre de l'Intérieur, interrogé sur le bilan de Dominique de Villepin, a répondu : "est-ce qu'il a fait du bon travail depuis six mois ? Oui, Est-ce qu'il a progressé sur le plan économique ? Oui".

Délinquance : Présentant les chiffres de la délinquance en 2005 (lire l'article : "Délinquance à la baisse, violences à la hausse"), Nicolas Sarkozy a fixé deux objectifs à la police et à la gendarmerie : faire baisser la délinquance de 3% et faire grimper le taux d'élucidation des affaires à 35%, contre 33% en 2005. Il a par ailleurs fixé six priorités. Parmi elles : la création d'une police ferroviaire, renforcer la sécurité à l'école, renforcer la lutte contre les bandes, et s'occuper de la délinquance des mineurs, trop souvent impunie, ainsi que la violence et le racisme dans les stades.

Train Nice-Lyon : Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il se rendrait dans le train Nice-Lyon, où des incidents avaient éclaté le 1er janvier entre des jeunes gens et des voyageurs. "J'aurais l'occasion de me rendre dans ce TER pour annoncer un certain nombre de mesures", a indiqué M. Sarkozy, qui a voulu relativiser les incidents du 1er janvier en comparant le "choc" qu'ils avaient provoqué dans l'opinion et la "réalité" des faits. "Le choc a été plus important que la réalité de ce qui s'est passé", a estimé M. Sarkozy, tout en ajoutant qu'il ne le disait "pas pour minimiser la souffrance des victimes". Les "victimes", justement, "à ma connaissance il y en a trois", a-t-il relevé.

Immigration : Un projet de loi sur l'immigration sera présenté au conseil des ministres "courant février", a annoncé le ministre. Il veut "fixer des objectifs chiffrés en matière de flux migratoires" et favoriser la venue de "travailleurs qualifiés" alors que "5% de l'immigration seulement est liée à nos besoins économiques", a-t-il souligné. Parmi les autres objectifs : réformer le regroupement familial et éviter le détournement des mariages.

Université : le ministre de l'Intérieur a proposé de conférer aux universités une "réelle autonomie" et de l'expérimenter d'abord dans trois d'entre elles. "L'autonomie universitaire est le seul moyen de réconcilier notre système universitaire avec les meilleurs standards internationaux et de faire entrer notre pays de plein pieds dans l'économie de la connaissance et de l'innovation", a-t-il dit.

.Vie privée : Interrogé sur son épouse Cécilia, il a déclaré qu'il ne ferait "aucun commentaire sur sa vie privée", assurant que "désormais" il observerait "la discrétion" sur ce sujet. fait parce que j'en avais trop parlé", a déclaré le président de l'UMP lors de ses voeux à la presse. "Vous m'appeliez alors à la discrétion". "Désormais vous aurez cette discrétion et je suis sûr que vous la respecterez", a conclu Nicolas Sarkozy.

Johnny Hallyday : Nicolas Sarkozy regrette que Johnny Hallyday ait décidé de devenir citoyen belge. "Je ne peux pas être complètement heureux avec Johnny Hallyday qui part en Belgique", a dit le ministre de l'Intérieur. Johnny Hallyday, de son vrai nom Jean-Philippe Smet, est né en France en 1943 de père belge et de mère française. Il a dit mercredi son intention d'acquérir la nationalité belge pour "retrouver une partie de ses racines"

Une nouvelle politique pour l'Outre-mer : Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait en Guadeloupe et Martinique en mars, après avoir annulé un voyage prévu en décembre en raison des protestations sur place suscitées par l'article de loi évoquant "le rôle positif" de la colonisation. Le ministre de l'Intérieur a appelé à "poser les bases d'une nouvelle politique pour l'Outre-mer". "Elle doit être éloignée du clanisme, de la compassion et de l'assistanat pour faire place au respect, à la dignité et au développement", a-t-il dit.

Source LCI
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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:29

[b][u]Les vœux de Sarkozy font débat[/u]

Suite aux vœux à la presse de Nicolas Sarkozy, les réactions ne se sont pas fait attendre. Le PS a critiqué le ton "péremptoire" de Sarkozy et estimé que ses vœux cachaient mal sa "fébrilité" tandis que Noël Mamère a vivement fustigé le projet de loi sur l'immigration du ministre.[/b]

Parti socialiste : le porte-parole du PS, Julien Dray, a estimé que le ministre avait fait un pas supplémentaire vers une candidature à l'élection présidentielle de 2007 : "Nicolas Sarkozy a fait un pas supplémentaire vers sa candidature. Mais contrairement à ces derniers mois, le ton péremptoire, et qui se voulait magistral de sa longue intervention, cache mal sa fragilité et sa fébrilité politique".

Selon lui, le ministre de l'Intérieur "a été obligé, à mots couverts, de reconnaître qu'il s'est trompé, en l'occurrence, sur la crise des banlieues". Quant a ses propositions sociales, elles "sont tièdes et banales", montrant ainsi que "la qualité de ses arguments ne se mesure pas à la quantité de ses décibels et ne se résume pas à un jeu de séduction avec les journalistes". Enfin, avec ses propositions institutionnelles, "Nicolas Sarkozy a fait le choix d'une présidentialisation à l'extrême de la Ve République, là où l'évolution démocratique nécessiterait l'inverse".

L'ancien ministre de l'Education Jack Lang demande quant à lui au ministre l'Intérieur, des précisions sur les "permanences policières" qui devraient être installées dans certaines écoles : "Le ministre de l'Education nationale vient d'annoncer l'installation de permanences de policiers dans les établissements scolaires. L'école républicaine doit être un lieu de paix et de tranquillité. Ce crédo a toujours été le mien".

Delphine Batho, secrétaire nationale à la sécurité du PS : "Nicolas Sarkozy a montré qu'il était davantage préoccupé par lui-même et sa candidature que par la situation des Français. La vérité est que jamais la société française n'a été aussi violente" et Nicolas Sarkozy "devrait rendre compte des résultats sur lesquels il demandait à être jugé hier".

André Vallini, secrétaire national du PS chargé des institutions : "Il y a beaucoup de socialistes qui ne sont pas loin de penser, comme Nicolas Sarkozy, qu'il faut prendre en compte le fait que le quinquennat a changé nos institutions. Et l'idée que le président de la République puisse venir s'expliquer directement devant le Parlement est une idée intéressante".

UMP : Hervé de Charette, député et secrétaire national de l'UMP chargé des relations internationales a apprécié "une véritable bouffée d'air frais" : "Pour tous ceux qui sont des Européens convaincus, (les propos de M. Sarkozy) donnent une raison très attendue d'espérer que notre pays sorte de l'impasse où l'échec du référendum l'a enfoncé".

UDF : Pour François Sauvadet, porte-parole de l'UDF à l'Assemblée nationale, il faut aller "bien au-delà" des propositions du ministre en matière de réforme des institutions. Il a plaidé sur LCI pour "un rééquilibrage profond desinstitutions" afin que le Parlement "ne soit plus une chambre d'enregistrement". "C'est la question de la responsabilité du Parlement qui est directement posée - sa constitution, la représentation et le rôle qu'il doit avoir dans le contrôle gouvernemental et à la fois dans le fait qu'il maîtrise son ordre du jour". Pour lui, l'intervention de Nicolas Sarkozy avait tout d'un "discours de candidat à la future élection présidentielle, ce qui va compliquer singulièrement la tâche de Dominique de Villepin dans les mois qui viennent".

Le Parti Communiste accuse le ministre de "chasser sur les terres de l'extrême droite" et de poursuivre sa "dérive sécuritaire" en stigmatisant les migrants et les jeunes."Nicolas Sarkozy, qu'il soit candidat, ministre, président de l'UMP ou du conseil général des Hauts-de-Seine, a confirmé sa position : à droite, extrêmement !"

Les Verts : le député Verts Noël Mamère a choisi de revenir sur le projet de loi évoqué par le ministre sur l'immigration : "En France aujourd'hui, la figure de l'étranger est devenue celle de l'indésirable". il y a des "consignes du ministre de l'Intérieur" pour parvenir à "l'expulsion de 25.000 personnes par an. Il s'agit d'une "politique d'abattage, d'une manière de casser les digues qui séparaient la droite respectable de la droite honteuse". "Les gens qui sont là ne sont pas des criminels ni des voyous".
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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:31

[b][u] 2006, une année d'action[/u]

[img]http://www.u-m-p.org/site/photos/voeux_nsarkozy_2006.jpg[/img]

« 2006 sera une année d’action » a promis Nicolas Sarkozy lors de ses vœux à la presse, jeudi 12 janvier. Une année d’action pour assurer la sécurité des Français pour laquelle le ministre de l’Intérieur s’est engagé sur des objectifs chiffrés. Une année d’action pour l’UMP qui continuera à être devant le gouvernement pour en inspirer l'action. Enfin, une année 2006 pour dessiner l’avenir de notre pays pour les cinq prochaines années.[/b]

Réactions à l'UMP:

[quote] Voeux à la presse de Nicolas Sarkozy : réaction d'Hervé de Charette

Bravo pour Nicolas Sarkozy dont la conférence de presse du 12 janvier 2006 va marquer son parcours politique dans la perspective présidentielle de 2007.

Les propositions qu’il a faites pour la relance du projet français pour l’Europe sont une véritable bouffée d’air frais, et pour tous ceux qui sont des Européens convaincus, elles donnent une raison très attendue d’espérer que notre pays sorte de l’impasse où l’échec du référendum l’a enfoncé.

J’en retiens trois propositions principales :

La mise à l’étude par la France d’un projet institutionnel, inspiré directement du texte de la Convention européenne, à concerter avec nos partenaires va permettre de sortir de l’enlisement où se trouve la France.

La proposition de faire adopter ce projet, le moment venu, par le Parlement est excellente et raisonnable.

Enfin l’appel de Nicolas Sarkozy à donner un coup d’arrêt à l’élargissement de l’Union européenne et à fixer les frontières de l’Europe est un acte politique décisif qui va changer le cours actuel de l’Europe et en interrompre les dérives.

Hervé de CHARETTE
Secrétaire national de l’UMP aux relations internationales
Député de Maine et Loire
Ancien Ministre des Affaires étrangères


Communiqué du 12 janvier 2006 [/quote]

[quote] Voeux à la presse de Nicolas Sarkozy : réaction de Thierry Mariani

Thierry Mariani se félicite des propos tenus ce matin par Nicolas Sarkozy sur l’immigration, lors des vœux qu’il a adressé à la presse. Les grandes orientations du futur projet de loi sur l’immigration et l’intégration constituent un véritable changement culturel. Notre pays et nos concitoyens attendent depuis longtemps ce passage d’une immigration « subie » à une immigration « choisie ». Non seulement cela correspondra mieux aux besoins de notre économie, mais en plus, cela contribuera à changer progressivement le regard des Français, souvent négatif, sur l’immigration. Avec cette nouvelle politique, c’est aussi l’intégration que l’on veut privilégier, car les capacités d’accueil de la France sont limitées. A cet égard, il faut féliciter le ministre de l’Intérieur pour sa détermination à vouloir reconduire les clandestins à la frontière, puisqu’on est passé de 10 000 reconduites en 2002, à son arrivée place Beauvau, à 20 000 en 2005.


Thierry MARIANI
Secrétaire national de l’UMP chargé des français de l’étranger
Député UMP du Vaucluse

Communiqué du 12 jannvier 2006 [/quote]
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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:32

[b]Vœux à la presse
Nicolas SARKOZY
Ministre d'Etat,
Ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire,
Président de l'Union pour un Mouvement Populaire
Paris 8ème – salle Gaveau
Jeudi 12 janvier 2006 [/b]

[img]http://www.u-m-p.org/site/photos/nsarkozy_120106.jpg[/img]

[quote]Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi d'abord d'adresser à chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et aux organes de presse que vous représentez, des vœux de bonne année 2006.

Plus que jamais, la France a besoin de comprendre que le vaste monde change, bouge, innove, invente. Elle ne peut demeurer immobile ou se contenter de demi réformes. Pour faire la course en tête, la France doit travailler davantage, se réformer davantage, innover davantage, s'ouvrir davantage.

Le risque ce n'est pas d'oser, le risque c'est de penser que l'on peut survivre à la compétition sans faire les mêmes efforts que les autres. Le risque c'est de ne pas être lucide.

Sans sous-estimer les succès réels que la France a rencontrés au cours de l’année 2005, nul ne peut contester que l’année écoulée a constitué à d'autres égards une année difficile pour notre pays. Le non au référendum a confirmé la profondeur de l’exaspération, des inquiétudes et du désarroi des Français. Les violences dans les banlieues ont pour leur part souligné l’étendue de l'échec de nos politiques publiques depuis trente ans.

Aujourd'hui, les Français aspirent à un nouvel espoir. Cet espoir sera la conséquence des débats politiques nombreux, approfondis, sans tabou que je souhaite pour que notre démocratie soit vivante.

***

La sécurité reste une préoccupation prioritaire des Français. En 2005, pour la troisième année consécutive, la délinquance a reculé -de 1,30% pour la délinquance générale, de 4,75% pour la délinquance de voie publique- soit, depuis 2002, une baisse de la délinquance générale de 8,2% contre une augmentation de 13,92% entre 1998 et 2001, et une baisse de plus de 20% de la délinquance de voie publique. En quatre ans, la politique du gouvernement aura permis d'éviter plus de 765 000 victimes. Le taux d'élucidation continue pour sa part de s'améliorer, passant de 26,27% en 2002 à 33,21% en 2005.

Pour 2006, j'ai fixé comme objectifs globaux une baisse de 3 % de la délinquance et un taux d'élucidation porté à 35%. Cela fera sur 4 ans une baisse de la délinquance de plus de 11 % et une augmentation du taux d'élucidation de 33 %.

Outre bien sûr l'impératif absolu que représente notre action contre le risque terroriste, j'ai défini six priorités sectorielles, des priorités qui correspondent au besoin d'autorité qu'expriment les Français, à leur désir que la règle soit respectée par tous, qu'ils puissent se déplacer sans être inquiétés, que leurs enfants puissent aller à l'école sans qu'ils soient préoccupés, que la Justice soit rendue comme le législateur l'a voulu, en prenant d'abord en compte le sort des victimes.

- La création d'une police ferroviaire d'abord.
La nécessité d'un renforcement de la sécurité des voyageurs dans les transports en commun m'est apparue dès 2002, puisqu'en arrivant au ministère j'ai constaté que la délinquance dans les transports publics de la région parisienne avait bondi de plus de 30% au cours des deux années antérieures. C'est ce qui m'a conduit à créer un service unifié de sécurité des transports en Ile-de-France doté de 1 200 hommes. En 2005, j'ai étendu cette organisation à Lyon, Lille et Marseille. Ces efforts n'ont pas été sans effet puisque depuis 2002 le nombre des infractions relevées dans les transports ferroviaires a baissé de 34 % passant de 10 150 à 6 679. La réalité de l'insécurité dans les TER, illustrée par les événements survenus dans le Nice-Marseille le 1er janvier, doit conduire à généraliser cette démarche. Une police ferroviaire sera donc créée cette année. Elle sera animée par la direction centrale de la police aux frontières et sera forte, d'ici décembre 2006, d'un total de 2 500 fonctionnaires et militaires de la gendarmerie. Aujourd'hui même, cette présence renforcée est mise en œuvre en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

- Le renforcement de la sécurité à l'école. Cela ne dépend certes pas que du ministère de l'Intérieur. Mais il ne faut pas que nous nous voilions la face. L'actualité nous apporte chaque jour des indications préoccupantes sur l'insécurité à l'école, et cela pour les enseignants aussi bien que pour les élèves. Je veux dire que la police et la gendarmerie sont à la disposition de la communauté éducative. Elles sont prêtes à resserrer les liens avec les enseignants, à faire des permanences au sein des établissements. C'est localement que les formules adaptées doivent être trouvées.

- Une lutte résolue contre les bandes qui font régner leur loi dans certains quartiers.
Les trafics de tous ordres rendent dans certaines cités la vie impossible. Il faut les faire reculer de façon plus radicale. Le renforcement permanent des effectifs de police qui y sont affectés par 20 compagnies républicaines de sécurité et sept escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2 000 hommes, est une première réponse. Une deuxième réponse réside dans l'intensification du travail de police judiciaire. Les GIR ont obtenu d'excellents résultats. Leurs méthodes de travail doivent être développées à l'échelon des quartiers. Le rapprochement des données de la police, de la douane, des services fiscaux, met en évidence les suspicions d'enrichissement irrégulier et permet d'orienter les enquêtes. Une troisième réponse est à rechercher dans la création d'une réserve citoyenne de la police nationale. D'ores et déjà, il existe une réserve opérationnelle faite de jeunes retraités de la police. La réserve citoyenne sera constituée de citoyens, qui comme les sapeurs pompiers volontaires veulent donner un peu de leur temps pour apporter leur contribution à la création d'une meilleure sécurité. Ils seront agréés par la police, porteront des signes distinctifs. Bien sûr ils n'auront aucune prérogative de puissance publique, ne seront pas armés, ne participeront à aucune mission de police, mais ils effectueront des missions de médiation, de relation avec la population, de sensibilisation à la loi et à la bonne conduite. Je propose que dès cette année nous ayons 1 000 volontaires.

- La lutte contre les violences aux personnes.
Elles ne représentent qu'un peu plus de 10% de la délinquance générale. Elles sont élucidées à plus de 57%. Les plus graves d'entre elles sont en baisse : les homicides, les violences sexuelles (- 9%), les vols à main armée (- 11, 92%). Globalement, cependant, elles ont augmenté l'an dernier de 4,97%, notamment du fait des coups et blessures volontaires. Nous sommes là face à deux phénomènes : la montée de l'agressivité dans les rapports entre les personnes et les violences intrafamiliales. Je souhaite que nous nous attaquions en 2006 à ce type de violences. A cette fin, je compte doubler le nombre de travailleurs sociaux dans les commissariats. Ils sont 25. Ils seront 50 à la fin de l'année. J'ai également décidé d'expérimenter la création dans les départements d'Ille-et-Vilaine, de Seine-Maritime et des Yvelines d'emplois de psychologues afin d'aider nos agents à réduire les situations de tension et d'agressivité auxquelles ils ont à faire face. Cette expérience débutera la semaine prochaine. Si dans les trois mois, les résultats sont concluants, la démarche sera généralisée à tous les grands services. Pour ce qui est des violences à l'intérieur du cercle familial, des services spécialisés sont en cours de développement depuis l'automne sur l'ensemble du territoire. Je crois cependant que des mesures nouvelles s'imposent. Des mesures pratiques : c'est le sens de la circulaire que le Garde des Sceaux et moi-même nous apprêtons à adresser aux préfets et aux procureurs afin qu'en cas de violences conjugales, ce soit l'auteur des faits qui quitte le domicile et non la victime. Des mesures législatives aussi. La loi adoptée le 15 décembre en première lecture va dans le bon sens, mais elle ne suffit pas. Mon projet de prévention de la délinquance sur lequel je reviendrai dans un instant prévoira la répression aggravée des violences habituelles au sein du couple, l'injonction de suivi thérapeutique pour le conjoint violent, l'injonction d'éloignement du domicile dans le cadre de l'alternative aux poursuites. Même au sein du cercle familial, une victime est une victime. Elle doit être notre priorité.

- La recherche 'une nouvelle réponse à la délinquance des mineurs.
Là encore, il faut être réaliste. Les mineurs d'aujourd'hui ne sont plus ceux qui étaient visés par l'ordonnance de 1945. L'ordonnance de 1945 aboutit de fait à l'impunité dans de trop nombreux cas. Il ne s'agit pas d'envoyer les mineurs en prison. Je dis seulement que si un mineur ne reçoit pas, et très rapidement, un signe que ce qu'il a fait est contraire à la règle, il aura bien des difficultés à distinguer le bien du mal, le droit de l'interdit. Ce n'est jamais rendre service à un enfant ou à un adolescent que de ne pas lui apporter de limites. C'est prendre le risque de l'ancrer dans la délinquance. Je propose d'abord que les mineurs délinquants comparaissent dans des délais très brefs, immédiatement même lorsque les circonstances de l'infraction sont claires. Je propose ensuite qu'ils reçoivent systématiquement une réponse de la société après un acte délictuel. Pour cela, il faut diversifier la gamme des décisions à la disposition des juges : placement en internat, sanction éducative, centres d'éducation adaptés permettant une action pédagogique et civique, rappel à la loi, réparation. Il faut aussi remplacer la succession sans fin des admonestations. Le mineur qui revient plusieurs fois devant le juge pour des dégradations de véhicules doit faire l'objet d'une décision qui ne peut plus se limiter à un avertissement sans frais.

- La fin de la violence dans les stades.
Les comportements de violence, de haine raciale que l'on peut observer dans les stades, notamment de football ou à leurs abords, sont insupportables. Dans quelques jours, la loi permettra d'appliquer une interdiction administrative de stade, à l'initiative des Préfets. D'autres dispositions seront, en 2006, ajoutées à notre arsenal législatif : celle d'assortir automatiquement la condamnation d'interdiction de pénétrer ou de se rendre aux abords d'une enceinte sportive, de l'obligation de se rendre dans un service de police au moment du match afin que l'interdiction soit bien suivie d'effet, celle d'une obligation des clubs de veiller au bon fonctionnement des systèmes de vidéo-surveillance, celle de l'interdiction d'introduire ou d'utiliser des fusées à l'intérieur des stades. Je souhaite également généraliser les dispositifs techniques permettant le contrôle des personnes et de la billetterie à l'entrée dans les stades. J'ai décidé, enfin, de nommer au sein du ministère un "Monsieur football". Ce sera Michel LEPOIX, commissaire divisionnaire, qui aura la charge des relations avec le milieu sportif.

***

Pour inscrire dans la durée le retour à la sécurité, une seconde étape, complémentaire, est nécessaire : la mise en œuvre d’une politique globale et cohérente de prévention de la délinquance. Une telle politique n’a jamais été développée en tant que telle. Elle est indispensable.

Je présenterai dans les semaines qui viennent un plan national de prévention de la délinquance et je me réjouis de l'accord que m'a donné le Premier ministre d'en proposer au Parlement la déclinaison législative. J'aurai l'occasion d'y revenir. Permettez-moi de citer à titre d'exemples des avancées à mon sens importantes que ce projet comportera :

- Les moyens d'assurer le respect de l'obligation scolaire sans lequel un enfant perd toute chance de réussir et de s'épanouir. Comment ? En rappelant aux caisses d'allocations familiales l'obligation qui est la leur de ne verser les allocations familiales que sur présentation d'un certificat de scolarité, et en leur demandant de transmettre aux maires qui ont la charge de recenser les enfants d'âge scolaire toutes les informations dont elles disposent. Il faut savoir en effet que si certains enfants ne sont pas assidus à l'école, certains n'y sont même pas inscrits.

- La détection précoce à l'école des troubles du comportement. Toutes les études prouvent le lien entre ces troubles, le plus souvent dus à l'environnement de l'enfant du reste et la délinquance. Pour cette raison et pour l'épanouissement de l'enfant, il faut donc détecter les troubles et les soigner. Comment ? Eh bien, les enseignants doivent être formés à cette détection et des services médicaux doivent être investis d'une mission de prise en charge. Ces services sont la P.M.I et les structures de pédopsychiatrie qui sont en mesure d'apporter le soutien psychologique nécessaire. Ce n'est pas le cas. Ce doit l'être.

- Une meilleure préparation des sorties d'essai des personnes hospitalisées en milieu psychiatrique. La sortie d'essai s'inscrit dans le parcours médical. Trop d'incidents cependant conduisent à penser que s'agissant de personnes hospitalisées d'office, donc après une atteinte à la sécurité, elle doit s'accompagner de prescriptions médicales précises et d'une information du maire.

- Une extension aux supports audiovisuels de la protection des mineurs prévue pour les publications écrites à l'égard de la pornographie, du crime et de la haine raciale. Les éditeurs de publications écrites apposent sur les ouvrages comportant ces risques une mention d'interdiction de mise à disposition des mineurs. Il semble normal que les professions de l'image s'organisent pour faire de même.

***

Autre grand projet du ministère en 2006 : l'immigration.

Dans les grandes démocraties occidentales, l'immigration est le plus souvent considérée comme un facteur de dynamisme. Elle évoque la possibilité de faire venir des talents et des compétences. Chez nous, l'immigration garde une connotation négative parce qu'elle n'est pas suffisamment régulée, trop peu liée à nos besoins économiques, et non assortie d'une politique d'intégration ambitieuse.

La loi du 26 novembre 2003 a permis de mettre un premier frein à la dérive des flux d'immigration créée par la loi Reseda de 1998 et d'augmenter significativement le taux des reconduites à la frontière, tout en réformant la double-peine. Nous sommes passés de 10 000 reconduites à la frontière en 2002 à 20 000 en 2005. J'ai fixé un objectif de 25 000 pour 2006, que la mise en œuvre progressive des visas biométriques devrait permettre d'atteindre.

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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:33

[quote]J'ai donné instruction aux préfets d'agir avec fermeté. Je leur ai aussi demandé de faire preuve de discernement et d'humanité, en les invitant par exemple à permettre aux enfants scolarisés d'achever leur année scolaire. Mais, en ce domaine comme dans d'autres, l'humanité ne peut se départir de la responsabilité.

Une nouvelle étape doit être mise en œuvre : celle d'une immigration choisie et d'une intégration réussie.

Je dis d'intégration réussie car nous avons lieu de nous réjouir des réussites de toutes ces personnes issues de l'immigration, d'Afrique ou d'Asie, qui, malgré les difficultés objectives de leur condition, réussissent dans leur vie en France et nous apportent leur différence, leur créativité et leur joie d'être Français ou d'espérer le devenir.

Le projet de loi sur l'immigration et l'intégration que je présenterai au conseil des ministres dans le courant du mois de février comportera les cinq mesures principales suivantes : la fixation d'objectifs chiffrés en matière de flux migratoires, déterminés en fonction des capacités d'accueil de la France ; des mesures facilitant la venue de travailleurs qualifiés dont nous aurions besoin, d'étudiants, de chercheurs et de professeurs d'université ; une réforme du regroupement familial conforme au bon sens, c'est-à-dire permettant réellement aux migrants de s'intégrer (respect des procédures ; conditions de logement et de ressources adaptées à la composition des familles) ; la généralisation et l'intensification du contrat d'accueil et d'intégration, dont le respect deviendra une condition obligatoire au séjour en France ; des moyens d'éviter les détournements du mariage à des fins d'immigration clandestine.

En aucun cas, cette politique d'immigration choisie ne doit aboutir à la fuite des cerveaux des pays d'origine. Ceux que nous accueillerons devront rendre à leur pays d'origine, sous une forme ou sous une autre, le bénéfice de la formation ou de l'expérience professionnelle qu'ils auront acquise en France. Et nous tiendrons compte de l'intérêt des pays d'origine dans les autorisations de séjour que nous accorderons. C'est une différence majeure avec la politique de certains de nos partenaires développés et je souhaite que la France porte ce débat dans les instances européennes et internationales. Le développement des pays pauvres doit rester un objectif majeur.

J'ajoute que le texte que je prépare ne modifie pas les dispositions relatives aux étrangers malades.

***

Au seuil de cette nouvelle année, mes vœux s’adressent aussi à nos compatriotes d’outre-mer, qu’ils se trouvent dans leurs territoires d’origine ou en métropole. Permettez-moi, aussi, d'avoir une pensée toute particulière pour les victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 qui a endeuillé la Martinique et la France dans son ensemble.

La France et les départements et territoires d'outre mer entretiennent des relations souvent passionnées et qui ont pu être marquées de malentendus alimentés par une histoire douloureuse qui avive les questions identitaires. Malgré les différences, nous appartenons à une même nation. Les départements et territoires d'outre-mer ont besoin de la France, et la France a tout autant besoin d'eux. Ils font partie de nous mêmes. Eh bien il faut parler des malentendus et dialoguer dans le respect mutuel. Ceux qui sont nés à l’occasion des débats sur la loi du 23 février 2005 doivent être levés. Ce débat aura eu le mérite de nous permettre de condamner à nouveau sans appel l'horreur de l'esclavage ; esclavage que Victor Schoelcher qualifiait justement de "crime de lèse-humanité".

Pour moi, la réécriture de l'article 4 doit avoir, au moins, deux objectifs. Le premier est celui d'écarter la référence ambiguë à "l'outre-mer" puisque le texte ne vise pas l'outre-mer au sens de notre actuelle Constitution, mais des territoires qui ne sont plus rattachés aujourd'hui à notre pays (anciens départements français d'Algérie, Maroc, Tunisie notamment). Le second objectif est de préciser que les programmes scolaires accordent à l'histoire de la présence française dans ces territoires la place conséquente qu'elle a eu ; pas plus, pas moins.

Il ne faut pas, en tout état de cause, que ces questions nous empêchent d’avancer sur les sujets qui touchent à la vie quotidienne des ultramarins et pour lesquels les attentes sont fortes : la sécurité, l'emploi, l'immigration, le logement ou encore la santé.

Il faut poser les bases d'une nouvelle politique pour l'Outre-Mer. Elle doit être éloignée du clanisme, de la compassion et de l'assistanat pour faire place au respect, à la dignité et au développement. C’est dans cet état d'esprit, que je me rendrai en Guadeloupe et en Martinique, au mois de mars, afin d'apporter des réponses concrètes aux problèmes quotidiens des Antillais, à commencer par celui de la sécurité. Je n'évacuerai pas des sujets sensibles tels que celui de la continuité territoriale ou celui des zones franches.

***

Lorsqu' à la fin de l'année 2004, j'ai été élu à sa présidence, j'ai engagé l'UMP dans une politique de soutien et d'inspiration de l'action du gouvernement. J'ai souhaité que dans le domaine des propositions, l'UMP soit devant le gouvernement. De nombreuses propositions formulées par l'UMP ont été mises en œuvre ou annoncées par le gouvernement et le Président de la République. Je m'en réjouis.

L'UMP souhaite que le gouvernement continue à s'inspirer de ses propositions. A titre d'exemple, je souhaite que soient retenues quatre propositions :

- celle d'expérimenter dans trois universités, une réelle autonomie, car c'est le seul moyen de réconcilier notre système universitaire avec les meilleurs standards internationaux et de faire entrer notre pays de plein pied dans l'économie de la connaissance et de l'innovation.

- celle d'apporter de nouvelles réponses aux préoccupations lancinantes des Français en matière de pouvoir d'achat, dans la fonction publique en permettant aux fonctionnaires qui le souhaitent de travailler plus pour gagner plus, et dans l'entreprise en exonérant de charges sociales les heures supplémentaires. Ce sera une démarche gagnant-gagnant : cela abaissera leur coût pour les employeurs tout en accroissant les revenus nets perçus par les salariés.

- Une loi sur le service minimum garanti dans les transports en commun. Les grèves récentes et répétées sur certaines lignes du RER en ont confirmé la nécessité.

- Un plan pluriannuel de non remplacement de la moitié des fonctionnaires partant à la retraite. L'économie dégagée doit être affectée pour moitié au pouvoir d'achat des fonctionnaires et pour moitié à la réduction du déficit. La situation d'endettement de la France devient insupportable. Avec la revue des programmes, c'est le seul moyen de l'aborder sérieusement.

***

Tout au long de 2006, l'UMP continuera d'avancer des idées nouvelles. Une dizaine de Conventions thématiques sera organisée à cette fin d'ici septembre 2006. J'en citerai trois.

D'abord la convention sur la culture, le 24 janvier prochain avec notamment la question des nouvelles technologies.

Celles-ci sont une chance pour l'accès de tous à la culture, la découverte de nouveaux talents, la diffusion de la culture française dans le monde. Ce serait donc doublement fautif si Internet aboutissait à assécher la création et empêcher les artistes de vivre de leur travail.

La licence globale n’est pas une solution viable, non seulement parce que son montant ne sera jamais assez élevé, mais surtout parce que les artistes et les ayants droits veulent - à juste titre - être rémunérés selon leur talent et leur travail et pas de manière collectiviste. Aucun autre pays au monde n’a retenu cette solution. Mais je crois aussi qu'il faut proportionner les sanctions à la réalité de la faute et du préjudice, garantir dans des conditions simples que les mesures techniques de protection ne font obstacle ni à l’usage normal des biens par les consommateurs, ni à la recherche et à l'innovation française, ni au développement de l’offre légale sous toutes ses formes. A cet effet, il faut réfléchir à la création d'une agence de soutien au développement des services d'offre légale en ligne, capable de trancher les conflits entre les ayants droits et les internautes qui veulent créer ces services, et de mobiliser les financements nécessaires à cette fin. Cela permettrait une transition progressive vers cette nouvelle économie et l’adaptation en douceur de chaque acteur. Je verrai lundi prochain, en coordination avec le ministre de la culture, des représentants des parties concernées.

Le 1er février, l'UMP tiendra une Convention sur l'école, un sujet sur lequel les attentes de nos concitoyens sont majeures.

D'autres conventions sont d'ores et déjà prévues qui porteront sur la santé, la justice, le sport, l'outre-mer, les institutions… sans oublier le logement, autre préoccupation majeure de nos concitoyens dont l'aspiration à devenir propriétaire est loin d'être actuellement satisfaite.

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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:36

[quote]***

Conformément aux engagements que j'avais pris en novembre 2004, une réforme de nos statuts, soumise depuis quelques jours au vote de nos militants, permettra à tous les adhérents de l'UMP de choisir le candidat ou la candidate que l'UMP soutiendra pour la prochaine élection présidentielle.

L'organisation des Conventions permet d'associer nos militants à l'élaboration de notre projet. A l'automne 2006, une "Convention du projet" fera la synthèse de l'ensemble de nos débats et travaux avant que le Conseil national n'adopte les grandes orientations du projet législatif de l'UMP pour 2007. Les dix propositions principales de ce projet seront soumises au vote des militants.

Internet joue un rôle croissant dans la démocratisation de l'UMP. 30 000 adhérents nous ont rejoint par internet. Et nous allons créer, au cours du deuxième trimestre 2006, la 105ème fédération de l'UMP : la fédération UMP direct, sur le web.

L'UMP a été très active au cours de l'année 2005 et elle a tenu ses engagements. C'est pourquoi nous avons dépassé largement l'objectif de 200 000 adhésions que je m'étais fixé, et que l'UMP comptait 216 000 adhérents au 31 décembre 2005. J'ai fixé le cap pour 2006 à 300000.

***

Dans un an, en janvier 2007, le temps sera venu des grandes décisions à prendre pour dessiner l'avenir de notre pays pour les cinq années suivantes. De nombreuses questions se poseront. Trois d'entre elles apparaissent déjà avec évidence.

La première est celle des institutions. Je ne crois pas que nos institutions soient la cause principale de nos problèmes. Je veux dire ici mon attachement aux institutions de la Vème République.

Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas aménager la Constitution. Il faut en particulier tirer les conséquences du renforcement de la place et du rôle du Président de la République par le quinquennat.

Du fait du quinquennat, plus que jamais le Président de la République est la clé de voûte de nos institutions. Il a la légitimité du suffrage populaire dans son expression la plus universelle. En même temps cette considération me conduit à ajouter que le futur président ne pourra être que différent de ceux qui l'ont précédé : il devra s'engager non seulement sur les grandes options mais aussi sur tout ce qui concerne la vie quotidienne des Français, sur leurs souffrances, sur leurs aspirations. Il devra davantage engager sa responsabilité. Il devra prendre des engagements. Expliquer comment et avec qui il les mettra en œuvre.

Le nombre de mandats présidentiels devrait être limité à deux à partir de la prochaine élection présidentielle, car l'énergie que l'on met à durer, on ne la met pas à faire. Or, c'est "faire" qui est le premier devoir d'un Président. En outre, avec de telles responsabilités, exercées quotidiennement, 10 ans de pouvoir est un horizon suffisamment ambitieux.

L'étendue des pouvoirs présidentiels exige ensuite que le Président rende plus régulièrement des comptes à la Représentation nationale. Je suis pour que le Président de la République puisse venir expliquer directement sa politique aux parlementaires et pour que ceux-ci puissent demander à débattre des questions touchant la politique étrangère, la défense et la politique européenne.

Les contrepouvoirs au pouvoir présidentiel doivent être renforcés, voire créés. Il faut que le Parlement puisse débattre avec le gouvernement des orientations de la politique gouvernementale et, le cas échéant, les amender. Aujourd'hui, on utilise à cette fin des dispositions législatives dépourvues de caractère normatif, ce qui est à l'origine d'une grande confusion juridique. Il faudrait inscrire dans la Constitution la possibilité pour le Parlement d’adopter des « résolutions », c'est-à-dire des textes de portée politique non normatifs. Enfin, le Président de la République ne doit pas monopoliser entre ses mains toutes les nominations de la République. Je propose que les parlementaires de la majorité, mais aussi de l’opposition, prennent une part active dans les nominations les plus importantes grâce à un mécanisme d'auditions publiques se concluant par un vote à la majorité qualifiée des commissions compétentes. C'est au surplus indispensable pour rendre plus transparent, plus moderne, plus ouvert le processus de nomination des hauts fonctionnaires de l'Etat.

Je pense que la fonction de Premier ministre doit être conservée, comme outil nécessaire à la coordination de l'équipe gouvernementale. Une nouvelle rédaction de la Constitution devrait prévoir que le Premier ministre "coordonne l'action du gouvernement" alors que le texte actuel dispose qu'il la "dirige". Le gouvernement devrait être limité à une quinzaine de ministres pleins et le nombre de départements ministériels, ainsi que leurs attributions, fixés par une loi organique.

Enfin, il est plus que temps d'ouvrir l'accès du Conseil constitutionnel aux citoyens. Je propose qu'à l'occasion d'un procès, tout plaignant qui estime que la loi en vertu de laquelle il risque d'être condamné est contraire à la Constitution puisse soulever une exception d'inconstitutionnalité. Si le Président de la juridiction estime que le motif est sérieux, il décide de surseoir à statuer et saisit le Conseil Constitutionnel.

***

La deuxième question déterminante est celle de l'Europe. Elle a besoin d'institutions efficaces, de frontières stables et d'un nouvel élan.

Il faut doter l'Union européenne des institutions nécessaires à son fonctionnement. Le traité constitutionnel n'a pas été ratifié par les Français. Force est de constater qu'il n'y a pas de plan B. Chacun doit prendre maintenant ses responsabilités.

Il y avait, dans le projet de traité, après le remarquable travail de concertation et de recherche d'une vision européenne conduit par Valéry Giscard d'Estaing, un certain nombre de progrès institutionnels qui faisaient l'objet d'un consensus, comme la présidence stable, l'extension du vote à la majorité qualifiée et de la co-décision, le ministre des affaires étrangères européen. Nous devons établir, à partir du texte initial, un texte plus court, fondé sur la première partie du traité, un texte qui finalement ait pour seul objet d'organiser le fonctionnement de l'Europe à 25. Une mission d'évaluation pourrait, dès cette année, et aux fins d'élaborer ce texte resserré, faire le tour des capitales européennes pour y rencontrer les gouvernements, les parlements nationaux, les partis politiques et les représentants des sociétés civiles. Je propose que ce texte resserré et consensuel fasse l'objet, le moment venu, d'une approbation par le Parlement.

L'échec des référendums français et néerlandais a été en partie provoqué par l'hostilité des peuples à une Europe sans frontières. Je regrette que les dirigeants européens n'en aient pas tenu compte. Je crois nécessaire de ne plus procéder à de nouveaux élargissements, tant que de nouvelles institutions n'ont pas été adoptées. Je souhaite aussi le lancement d'une procédure d'élaboration d'un statut de partenaire stratégique de l'Union européenne, pour ceux de nos voisins qui n'ont pas vocation à en être membre.

Je souhaite enfin -sur un plan qui n'est pas institutionnel, mais davantage politique- que dans le respect de chacun des membres de l'Union, et en pleine association avec eux nous fassions en sorte que les 6 principaux pays (l'Allemagne, le Royaume Uni, l'Espagne, l'Italie, la Pologne et la France) qui représentent 75 % de la population de l'Union, jouent un véritable rôle de moteur de l'Union Européenne.

***

La troisième question est celle de la profondeur des changements nécessaires à notre pays.

Ma conviction est que la France a besoin de beaucoup changer, non pas pour se diluer dans le village planétaire, faire table rase du passé, cloner un modèle étranger, mais au contraire pour se retrouver, renouer avec les valeurs qui sont les siennes, et qui font qu'elle ne ressemble à aucun autre pays, et prendre un nouveau départ.

La France est heureuse quand elle est grande et elle est grande quand, parce qu'elle est pleinement préparée aux défis de son époque, elle peut prendre une part active à l'édification du monde nouveau. Les soubresauts de notre grandeur suffisent de moins en moins à dissimuler l'étendue du terrain perdu.

La France est indissociable de son Etat. Mais son Etat est impuissant, engoncé dans sa dette et segmenté dans ses structures. Il faut lui aussi le retrouver dans toute sa cohérence et sa plénitude. L'Etat, ce n'est pas seulement des institutions, un appareil administratif et un budget. C'est une communauté d'appartenance, c'est le lien politique et juridique qui fait la nation ; c'est le fil conducteur qui relie passé, présent et avenir ; c'est enfin le garant de l'équité entre les individus, entre les générations et entre les territoires.

La France est un idéal de fraternité. Mais elle est de plus en plus fractionnée et ses liens sociaux n'ont jamais été aussi distendus.

Tout cela n'est pas le fruit de la fatalité, ni d'un monde qui a changé trop vite autour de nous. La France a tous les atouts pour retrouver son rang en Europe et dans le monde. Elle a tous les talents pour tirer partie de la mondialisation. Son peuple aspire à retrouver une cohésion nationale.

Encore faut-il qu'elle le décide et qu'on lui dise avec clarté et franchise les enjeux et les objectifs !

2006 sera une année d'action. Je forme le vœu que ce soit aussi une année de préparation de l'avenir. [/quote]
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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Jeu 12 Jan - 21:40

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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Mar 17 Jan - 1:09

c'est toujour un grand bonheure de voir sarko repondre aux questions des journalistes . car il est excellent ; il prend les questions les analyses tellement vite et repond.
c'est aussi pour ça qu'il est excellent dans les debats ;il analyse cvite et repond vite et developpe son raisonnement.tres intelligent .tres tres intelligent.un excellent communicant.

a chaque fois ça fait un bon gymnastique pour mes neurons que de l'ecouter.

moi je dis bravo.
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GhostBiker
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MessageSujet: Re: les voeux de Nicolas Sarkozy   Mar 31 Jan - 16:33

Ben la je suis impressionne : Sarkophile, tu as reussi a lire tout ce blabla ? ce n'est pas possible tu dois te masturber en voyant la photo de Sarko... Vivement que Cecilia se rebarre tu pourras te pacser avec lui...

Je plaisante bien sur...Humour...Humour...mais peut etre que tu en reves la nuit...
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les voeux de Nicolas Sarkozy
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