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 le talon de fer

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Youssef
Invité



MessageSujet: le talon de fer   Sam 11 Mar - 0:29

le talon de fer, de Jack London.

Tres beau livre, magnifiquement ecrit, dont je vous fournis une critique ci dessous. Notez comme ce livre est terriblement d'actualite ! Notez egalement comment certaines caracteristiques de l'epoque sont parfaitement appropriees a des tetes dirigeantes incarnant le capitalisme d'aujourd hui !

Bonne lecture.

[quote]Jack London: "Le Talon de Fer" - un roman visionnaire




Une jeune femme américaine de bonne famille, imbue des préjugés de son milieu social, tombe amoureuse d'un dirigeant socialiste et découvre, à travers leur union, les réalités sociologiques du capitalisme, la déchéance intellectuelle de ses dirigeants, et la lutte quotidienne auprès de la classe ouvrière.

Sur cette toile de fond romanesque, Jack London brosse le récit d'une tranche de vie de toute la classe ouvrière américaine, depuis les prémices discrètes d'un soulèvement jusqu'au lendemain de sa sanglante défaite. Or, et c'est son aspect le plus frappant, cet ouvrage fut écrit aux alentours de 1907, et situe son action entre 1914 et 1918 : ainsi, à une époque où le réformisme et le pacifisme constituaient la doctrine officielle de la très grande majorité des dirigeants socialistes contemporains de Jack London, ce dernier dessinait au contraire la perspective d'une colossale confrontation entre les capitalistes et la classe ouvrière, au cours de laquelle réformisme et pacifisme seraient, de fait, pulvérisés sous le "talon de fer" - expression par laquelle l'auteur désigne la classe dirigeante et ses divers représentants.

Il était aisé, en 1907, comme l'ont fait les réformistes, d'accuser le roman de pessimisme et d'expliquer qu'après tout il ne s'agissait que d'une fiction, que l'auteur avait l'imagination bien sombre, et que les socialistes, eux, tenaient bien en main les véritables rênes du progrès social. Mais cette critique ne tient pas, et passe en fait à côté du roman. Car Jack London ne se contente pas de poser arbitrairement la possibilité d'une grave défaite de la classe ouvrière, mais, tout au contraire, décrit le processus historique et politique qui y mène.

Il met en lumière, notamment à travers diverses aventures individuelles qui lui donnent vie, la soumission fondamentale de l'ensemble du système capitaliste aux intérêts de la classe économiquement dominante, et ce alors que le capitalisme se doit de donner sans cesse l'illusion de reposer sur des structures démocratiques transparentes. Jack London montre comment la presse, la justice, le système éducatif et les institutions politiques, une fois dégagés des formes de l'indépendance dont ils se parent, se révèlent être puissamment verrouillés. Or, précisément parce qu'ils sont des instruments de domination, un dirigeant socialiste se doit d'avoir une juste compréhension de leur rôle et de la possibilité de les utiliser, tels qu'ils sont sous un régime capitaliste, au profit du mouvement ouvrier. Sur le plan politique, le danger consiste à ne pas voir les limites des rouages officiels, où "constitutionnels", du pouvoir. Lorsque la situation l'exige, parce qu'il y va de son pouvoir, la classe dominante n'hésite pas à balayer d'un revers de main la sacro-sainte constitution politique, pour lui substituer les formes politiques du degré de répression dont elle a besoin. A plusieurs reprises, le personnage principal du roman, Ernest Everhart, dirigeant lucide du mouvement ouvrier, tâche de délivrer ses camarades de l'idée que de victoires électorales en victoires électorales, pas à pas, une loi après l'autre, les socialistes transformeront le monde, à main levée, du haut de leur siège parlementaire. En vain. Et c'est bien le fantôme du réformisme qu'on sent roder, à la fin du roman, le long des rues de Chicago encombrées de travailleurs massacrés.

L'histoire a largement confirmé la perspective historique du Talon de Fer. Mais la lucidité prophétique de cet ouvrage atteint son apogée dans la description des mécanismes du pouvoir dictatorial qui s'organise pour contrer la poussée du mouvement ouvrier. On y reconnaît en effet la physionomie sociale et politique de ce que fut le fascisme : son régime de terreur, l'extension des pouvoirs de la police et de l'armée, le rejet sanglant des organisations ouvrières dans l'illégalité, et enfin la formation d'une "aristocratie ouvrière" servant de réservoir social à la réaction. A ce propos, contre tous les historiens du dimanche (dont l'étude de l'histoire est parfois, hélas, leur activité principale) qui interprètent le fascisme comme l'irruption soudaine et irrationnelle d'un phénomène de folie collective, il faut noter qu'un écrivain socialiste a su en anticiper certaines caractéristiques majeures, alors que rien de concret, à son époque, ne l'annonçait.

Le Talon de Fer a d'autres qualités : son style est vif et traversé de très belles images ; certains dialogues, et notamment ceux qui opposent Ernest aux chantres du capitalisme, sont l'occasion d'expositions vivantes, et souvent très amusantes, de certains points de la théorie marxiste. Mais à l'heure où, en France et ailleurs, les dirigeants politiques et syndicaux du mouvement ouvrier nous resservent le plat du réformisme, mille fois réchauffé et mille fois vomi par l'Histoire, c'est sans doute la dimension révolutionnaire du Talon de Fer qui en fait une œuvre actuelle.[/quote]
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Kiti
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MessageSujet: Re: le talon de fer   Ven 14 Juil - 23:42

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX DE NICOLAS SARKOSY

Comment peut-on se dire de droite et réclamer le droit de vote pour les immigrés ? C’est pourtant cet incroyable paradoxe qu’a tenté Nicolas Sarkozy. Ce dernier emploie volontiers un langage pugnace, en disant qu’il faut “nettoyer les cités au Kärcher” et pratiquer la “tolérance zéro” envers les “racailles”. Ce ne sont, hélas, que des mots.

Le double langage de Sarkozy
D’une part, sa politique est, en réalité, inefficace et laxiste : depuis près de quatre ans qu’il est chargé de l’immigration comme ministre de l’Intérieur, la situation n’a jamais été aussi mauvaise dans les banlieues, comme l’ont démontré les émeutes ethniques d’octobrenovembre 2005. D’autre part, quand il s’exprime dans un journal de gauche, Sarkozy n’hésite pas à faire une profession de foi immigrationniste, comme dans Libération, le 23 décembre 2005 .

Sur la question de l’immigration, Sarkozy tient en permanence un double langage. Quelle est la vérité du personnage ? Si l’on en juge, objectivement, d’après les décisions qu’il a prises et les propositions qu’il a faites, force est de reconnaître qu’il est plus à gauche que la gauche, dans ce domaine. Pour que chacun puisse en juger par lui-même, nous récapitulons ici ce que l’on peut appeler “les sept péchés capitaux de Sarkozy sur l’immigration”

1. Relance de l’immigration
L’immigration était officiellement arrêtée depuis 1974. Les gouvernements de gauche n’étaient eux-mêmes jamais revenus sur ce principe, qui connaissait, hélas, bien des exceptions. Cependant, arrivé au ministère de l’Intérieur en juin 2002, Sarkozy s’est empressé de proclamer que la France avait besoin d’immigration, en condamnant la politique de l’“immigration zéro”. Puis il a proposé des “quotas” d’immigrés. Et quand il parle, aujourd’hui, d’une “immigration choisie”, il faut comprendre qu’il a choisi d’accepter toujours plus d’immigration !

2. Faiblesse à l’égard de l’immigration illégale
Trouvant que le gouvernement socialiste de Lionel Jospin avait été trop sévère à l’égard des immigrés illégaux, qu’il appelle des “sans-papiers”, il a multiplié, en 2002, les circulaires aux préfets pour leur demander d’être toujours plus complaisants. En particulier, pour fermer Sangatte, il a accordé un titre de séjour en France à tous les immigrés illégaux de ce centre qui ne réussissaient pas à entrer en Angleterre ! Plus récemment, il a pris “la décision lourde (sic) d'arrêter les expulsions [des immigrés illégaux] durant l'année scolaire” pour les enfants qui vont à l’école, et pour leurs parents.

3. Aide à l’islamisation de la France
Il a favorisé l’installation de l’islam en France et son institutionnalisation, en créant un “conseil français du culte musulman”, et il a officiellement reconnu, à cette occasion, une organisation proche des “Frères musulmans”, l’U.O.I.F..

4. Hostilité au droit du sang
Le droit du sang, ou principe de filiation, le révulse : ignorant que c’est la base du droit de la nationalité en vigueur dans notre pays depuis deux siècles, il suggère que c’est un principe raciste et se dit, en revanche, “très attaché à la notion de droit du sol”. Or, le droit du sang (jus sanguinis) figure actuellement à l’article 18 du code civil : “Est Français l'enfant, légitime ou naturel, dont l'un des parents au moins est Français” (in chapitre II - “De la nationalité française d'origine” - Section I - Des Français par filiation” ; cf. l’article 10 du code civil de 1804, disposition en vigueur le 18 mars 1803 : “Tout enfant né d'un Français en pays étranger, est Français.”). A ceux qui s’étonneraient qu’un ministre de l’Intérieur puisse ignorer le b.a.-ba du droit de la nationalité, nous conseillerions de se procurer un enregistrement de l’émission “Cent minutes pour convaincre”, sur France 2, le 9 décembre 2002.

5. Abrogation de la prétendue “double peine”
Il a empêché l’expulsion hors de France des criminels et délinquants étrangers à l’issue de leur peine de prison en faisant voter une loi qui leur attribue un droit de séjour perpétuel en France, sous prétexte de leur épargner une prétendue “double peine”. Il a ainsi satisfait une revendication de l’extrême gauche (relayée, au sein de la majorité, par le maire-député UMP de Versailles, Etienne Pinte).

6. Droit de vote des immigrés
Sarkozy s’était prononcé, dès 2001, pour le droit de vote des immigrés, dans son livre Libre. Il a récidivé en 2005, dans une déclaration, trop vite oubliée, qui a suscité, sur le moment, une émotion légitime, à droite.

7. Discrimination “positive”
Sarkozy s’est prononcé pour la discrimination antinationale en faveur des immigrés, qu’il qualifie de “positive”. Il s’agit de donner aux immigrés des droits et des avantages particuliers, dont seraient privés les Français de souche. Cette proposition, d’une extrême gravité, est en totale contradiction avec les fondements de la République, puisqu’elle viole le principe d’égalité qui figure à l’article 1er de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

Conclusion
On peut porter un jugement différent du nôtre sur ces “sept péchés capitaux de Nicolas Sarkozy”, on peut même y voir “sept vertus cardinales”, si l’on a de la France une vision opposée à la nôtre, mais les faits sont là. Ils ne sont ni contestables ni contestés. Sarkozy utilise des “mots-paravents” (comme “racailles” et “Kärcher”) pour abuser les électeurs de droite, mais ce qu’il fait, comme simple ministre, ou, pis encore, ce qu’il a l’intention de faire, en tant que candidat à la magistrature suprême, est parfaitement incompatible avec l’unité de la nation et les principes de la République. Il est difficile d’imaginer un écart plus grand entre ce que Sarkozy prétend être, quand il s’adresse aux électeurs de droite, et ce qu’il est, en réalité, dans son action politique. Il faut donc se rendre à l’évidence : Sarkozy est un imposteur. Sarkozy l’imposteur devrait méditer cette réflexion d’Abraham Lincoln : “On ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps.”
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