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 Synthèse sur le CPE par Volkov

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Volkov
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MessageSujet: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 18:20

Comme Alexandre, j'ai décidé moi aussi de faire une synthèse sur le CPE, mais uniquement sur le CPE et ses conséquences, et rien d'autres.

[u][b]I. Le CPE influe négativement sur l'économie[/b][/u]

[u]A.Les conséquences sur la consommation[/u]

On le martèle sans arrêts. La consommation des ménages est un facteur de la croissance, si ce n'est le plus important, avant même les investissements. C'est grâce à la consommation que l'entreprise vit, car elle a besoin de vendre ses produits (ou services). Plus il y a de consommation, et plus il y a de productivité, donc de besoin de main d'oeuvre !

Or la flexibilité, c'est l'insécurité de la stabilité (logique!). Quel est le réflexe naturel pour un employé lorsqu'il est face à un avenir incertain ? Dans la crainte d'être viré à n'importe quel moment, il crée lui-même sa sécurité, en mettant l'argent de côté. Il épargne donc, au lieu de consommer ! S'il ne consomme pas, les entreprises font moins de ventes, donc de bénéfices ! La productivité baisse, le besoin en main d'oeuvre aussi.
Mais là je vous apprends, rien c'est la théorie keynésienne.

On me dit alors :"Oui mais l'épargne, ça permet aux banques de fournir les investissements pour les entreprises, et l'investissement crée de la croissance".
C'est vrai, mais il y a 3 problèmes :
1. L'investissement ne sert qu'à réduire les coûts, ou a augmenter la capacité de production. Mais ça ne fonctionne qu'à très court terme.
Ça ne résout pas le problème de la demande de consommation qui reste faible !
2. Il y faut un préalable, le taux d'intérêt. Il faut qu'il soit suffisamment bas pour que les entreprises empruntent. Or actuellement, le taux, fixé par la BCE ne fait que monter...
3. Il reste que l'argent non consommé et non épargné existe. C'est l'argent qui dore, et il a une part significative.

De plus, tout ce qui investissement à long terme n'est pas assuré. Ainsi, l'entreprise souhaitant partager son capital avec ses salariés sous forme d'actions aura bien du mal à les convaincre ! De la même façon, les particuliers risquent de moins investir dans le capital des entreprises (en bourse notamment), c'est donc moins de fonds pour les entreprises, qui en ont pourtant besoin !

[u]B. La liberté de licencier n'est pas un avantage global[/u]

Avec le CPE, on peut être viré n'importe quand. Vous allez me dire :
l[i]'entreprise n'a aucun intérêt à virer un salarié efficace ![/i]
Oui, sauf que par défaut, un individu qui cherche un emploi tient à le garder, il fera tout pour être efficace.
Dans quels cas a-t-on un employé inefficace ? En réalité aucun. Il s'agit pour la plupart du temps de fautes graves, et dans de tels cas la loi autorise l'employeur à licencier.

[i]Et en cas de difficultés économiques ? L'entreprise va pas se forcer à garder un employé quand même ?[/i]

En cas de difficultés économiques, il existe le licenciement économique qui fonctionne en CDI. On me dit que c'est un processus complexe, et que les entreprises sont découragées. C'est vrai et c'est faux. L'entreprise doit justifier son licenciement économique, et les délais peuvent être longs. Mais une entreprise peut aussi demande un licenciement économique avant même d'être en situation difficile. On estime que la conservation des employés mets en péril la survie de l'entreprise.

Autre risque : le CPE pourrait se retourner contre les employeurs. Comment ? Bah c'est simple, par peur d'être embauché en CPE, le jeune va peut-être préférer attendre et trouver un vrai CDI (mais là c'est une supposition).

[u]C. L'impact social[/u]

Le social c'est important. Un pays en mauvaise santé social n'est pas un pays où il fait bon d'y vivre. Là dessus, le CPE renforce une mauvaise santé sociale.

Tout d'abord au niveau micro économique. Un salarié qui est sous l'anxiété permanente d'un licenciement n'est pas heureux. Or un salarié malheureux n'est pas productif. L'impact moral des conditions de travail a été vérifié 1000 fois pendant des années avec des centaines d'études. Quand les employés se sentent en sécurité, ils sont moins tendus, et plus efficaces.

Deuxièmement, comment vont-être les relations entre employés et employeurs ? Elles vont être tendues. Ils vont s'opposer. L'employé se sentira à la merci de son employeur, tandis que l'employeur pourra abuser de son pouvoir. Or si un employé n'a pas de bonne relations avec son patron, il ne va pas chercher à être le plus efficace possible...

Troisièmement, l'employé sera sous pression, et il y a le risque qu'il y ait des abus. Sous la menace d'un licenciement sans justifications, un employeur immoral pourra demander à l'employé tout ce qui lui veut, tout ce qui peut-être même en dehors du travail...

Enfin, dans le cadre du CPE, il y a un problème discriminant. Il est réservé aux - de 26 ans. Ce n'est pas une chance pour les jeunes, c'est que c'est plutôt une malchance pour tous ceux qui seront plus âgés. Autrement dit, à partir de 26 ans, vous aurez beaucoup moins de chances de trouver un emploi.

Pour finir, à force d'être en position d'infériorité, les employés risquent de devenir de plus en plus révoltés, et de plus en plus exigeants, compromettant les négociations avec l'employeur lors des licenciements.

Alors au delà du simple CPE se pose le problème de la flexibilité. On nous dit partout que la flexibilité est la clé de la réussite. Faut étudier ça de plus près.

[u][b]II. Le problème de la flexibilité[/b][/u]

Les gens croient que plus il y a de la flexibilité, et plus l'entreprise est productive, donc plus à même d'embaucher.

En fait c'est vrai. Bien que l'emploi soit alors plus précaire, les opportunités d'emploi sont plus nombreuses. La preuve aux Etats-Unis (+5% de production, -3% de chômage depuis 2003)

Mais qu'est-ce que cela implique ? La flexibilité diminue obligatoirement le taux d'ancienneté d'un individu dans une entreprise (ça paraît logique en même temps).
Ainsi, si je vais sur le site du BIT (Bureau International du Travail), je peux constater qu'en UE, 41.5% des travailleurs ont au moins 10 ans d'ancienneté, contre 26.2% aux Etats-Unis.

Mais maintenant, si je regarde la Revue Internationale du Travail (une revue sans partis, elle ne fait que des bilans en brut), je vois que cette ancienneté joue sur la productivité.
En effet, si je prends la Grèce, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède et la France, l'ancienneté moyenne d'une entreprise a augmenté de 0.5 et 1.
Et on peut voir qu'en même temps, la croissance de la productivité pour ces pays a été élevée : entre +2 et +3.5.

A l'inverse ! Si je prends les Etas-Unis, le Danemark ou l'Espagne (pays flexibles), l'évolution de l'ancienneté a été négative, entre 0 et -1. Conséquences : la croissance de la productivité a été plus faible : entre 0 et +1.5.

Autrement dit, plus on reste longtemps dans une entreprise, et plus on est productif ! Ce n'est qu'au bout de 16 ans que la productivité ne fait que stagner (en UE la moyenne est de 10 ans).

Les entreprises ont donc tout intérêt à garder leurs salariés le plus longtemps, et à ne pas les virer à la moindre faiblesse économique.

DONC la flexibilité permet la création d'emplois, mais l'insécurité diminue la productivité. Y'a donc un problème de conciliation entre les 2 que personne n'a réussi à résoudre.
Car ce n'est pas une méthode miracle, au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis, le chômage finit par remonter....

[u][b]III.Quelles solutions ?[/b][/u]

Il faut donc appliquer ce qu'on appelle la flexibilité-sécurité. Or le CPE n'a pas vraiment de sécurité. Les indemnités de chômage y sont beaucoup trop faibles pour assurer un soutien de la consommation et pour pouvoir rebondir. Comme je l'ai dit autre part, il faudrait donc augmenter les allocations fortement, mais pour une courte durée. Personne n'y perd, tout le monde y gagne !

L'autre solution, c'est au niveau des entreprises. On oublie souvent que le turn-over a permis de conserver sa place. Il s'agit de flexibilité, mais à l'intérieur de l'entreprise. Un employé prend un poste, puis un autre, et un autre, à l'intérieur de l'entreprise. Cela suppose une grande polyvalence, mais c'est très pratique. S la production est saturée, on peut transférer les employés vers le côté services de l'entreprise et vice-versa par exemple. Mais j'ai pas trop développé ce point, j'ai pas trouvé d'études à ce sujet donc ça reste de la théorie.

Voilà, c'était un peu long, mais au moins je pense avoir tout dit.

[i]Cet article est sous licence libre pour la rediffusion totale ou partielle. Aucune autorisation préalable n'est nécessaire, vous devez juste indiquer mon nom (Volkov) si vous le copier.[/i]


Dernière édition par le Dim 19 Mar - 18:56, édité 1 fois
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Alexandre
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 18:40

[quote]La liberté de licencier

Avec le CPE, on peut être viré n'importe quand. Vous allez me dire :
l'entreprise n'a aucun intérêt à virer un salarié efficace !
Oui, sauf que par défaut, un individu qui cherche un emploi tient à le garder, il fera tout pour être efficace.
Dans quels cas a-t-on un employé inneficace ? En réalité aucun. Il s'agit pour la plupart du temps de fautes graves, et dans de tels cas la loi autorise l'employeur à licencier.
[/quote]

Avec le CPE... Pas si sur, sachant qu'il y a quand même un préavis de 1 mois, ce n'est pas viré du jour au lendemain. Et quel est le contrat actuel, qui ne licencie pas facilement? Aucun. Donc cet argument de faire croire au Français, qu'avec le CPE ils seront virés du jour au lendemain est totalement faux.
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Volkov
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 18:45

J'ai jamais écrit qu'il pouvait être viré du jour au lendemain :/
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Youssef
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 19:41

[quote:8c57="Alexandre"]

Avec le CPE... Pas si sur, sachant qu'il y a quand même un préavis de 1 mois, ce n'est pas viré du jour au lendemain. Et quel est le contrat actuel, qui ne licencie pas facilement? Aucun. Donc cet argument de faire croire au Français, qu'avec le CPE ils seront virés du jour au lendemain est totalement faux.[/quote]

Si apres 2 jours d essai, ce fameux preavis tombe, l expression "du jour au lendemain" prend tout son sens. Les contrats actuels sont deja tres instables, inutile d en rajouter une couche avec celui la !
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Alexandre
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 19:42

[quote:4e2b="Youssef"][quote:4e2b="Alexandre"]

Avec le CPE... Pas si sur, sachant qu'il y a quand même un préavis de 1 mois, ce n'est pas viré du jour au lendemain. Et quel est le contrat actuel, qui ne licencie pas facilement? Aucun. Donc cet argument de faire croire au Français, qu'avec le CPE ils seront virés du jour au lendemain est totalement faux.[/quote]

Si apres 2 jours d essai, ce fameux preavis tombe, l expression "du jour au lendemain" prend tout son sens. Les contrats actuels sont deja tres instables, inutile d en rajouter une couche avec celui la ![/quote]

Oui sauf que tu touches quand même, même si dans un sens c'est peu, 490€/mois pdt 2 mois, alors qu'avec un CDI normal tu ne touches rien.
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Youssef
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 19:48

[quote:ca23="Alexandre"][quote:ca23="Youssef"][quote:ca23="Alexandre"]

Avec le CPE... Pas si sur, sachant qu'il y a quand même un préavis de 1 mois, ce n'est pas viré du jour au lendemain. Et quel est le contrat actuel, qui ne licencie pas facilement? Aucun. Donc cet argument de faire croire au Français, qu'avec le CPE ils seront virés du jour au lendemain est totalement faux.[/quote]

Si apres 2 jours d essai, ce fameux preavis tombe, l expression "du jour au lendemain" prend tout son sens. Les contrats actuels sont deja tres instables, inutile d en rajouter une couche avec celui la ![/quote]

Oui sauf que tu touches quand même, même si dans un sens c'est peu, 490€/mois pdt 2 mois, alors qu'avec un CDI normal tu ne touches rien.[/quote]

C'est peu dire ! Qu est ce que tu peux faire avec 3000 balles par mois de nos jours ? A ce prix la, tu peux louer un 15m2 a Paris. Mais derriere, il reste la bouffe, les factures,... Et apres 2 mois, on fait quoi ? On quitte le studio pour aller vivre sous les ponts ? On reprend un cpe pour etre viré de nouveau ?
Et comment je fais pour planifier ma vie, ne serait ce qu a court terme, avec toute cette instabilité ?
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Alexandre
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 19:50

[quote:e0c7="Youssef"][quote:e0c7="Alexandre"][quote:e0c7="Youssef"][quote:e0c7="Alexandre"]

Avec le CPE... Pas si sur, sachant qu'il y a quand même un préavis de 1 mois, ce n'est pas viré du jour au lendemain. Et quel est le contrat actuel, qui ne licencie pas facilement? Aucun. Donc cet argument de faire croire au Français, qu'avec le CPE ils seront virés du jour au lendemain est totalement faux.[/quote]

Si apres 2 jours d essai, ce fameux preavis tombe, l expression "du jour au lendemain" prend tout son sens. Les contrats actuels sont deja tres instables, inutile d en rajouter une couche avec celui la ![/quote]

Oui sauf que tu touches quand même, même si dans un sens c'est peu, 490€/mois pdt 2 mois, alors qu'avec un CDI normal tu ne touches rien.[/quote]

C'est peu dire ! Qu est ce que tu peux faire avec 3000 balles par mois de nos jours ? A ce prix la, tu peux louer un 15m2 a Paris. Mais derriere, il reste la bouffe, les factures,... Et apres 2 mois, on fait quoi ? On quitte le studio pour aller vivre sous les ponts ? On reprend un cpe pour etre viré de nouveau ?
Et comment je fais pour planifier ma vie, ne serait ce qu a court terme, avec toute cette instabilité ?[/quote]

Et comment tu fais si tu restes en CDI et que tu es viré sans rien touchés après...

490€ c'est peut, mais c'est mieux que rien.
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Thibault
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 19:54

En CDI , tu as moins de chance de te faire virer qu avec un CPE .
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Youssef
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 19:57

[quote:d4fe="Alexandre"]

Et comment tu fais si tu restes en CDI et que tu es viré sans rien touchés après...

490€ c'est peut, mais c'est mieux que rien.[/quote]

La grande difference est qu il doit y avoir un motif ecrit noir sur blanc pour faire gicler un travailleur. Meme si bien evidemment, des boss sans scrupules s en moquent eperdumment....
490euros ce n est pas mieux que rien, c est pire que tout (un des slogans anti cpe)
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Alexandre
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 20:08

[quote:752c="Youssef"][quote:752c="Alexandre"]

Et comment tu fais si tu restes en CDI et que tu es viré sans rien touchés après...

490€ c'est peut, mais c'est mieux que rien.[/quote]

La grande difference est qu il doit y avoir un motif ecrit noir sur blanc pour faire gicler un travailleur. Meme si bien evidemment, des boss sans scrupules s en moquent eperdumment....
490euros ce n est pas mieux que rien, c est pire que tout (un des slogans anti cpe)[/quote]

Pire que tout, argumente au lieu de copier comme un pauvre mouton de Panurge un slogan...
Le CPE est un CDI. La période esta llongé à 2 ans, il y a un préavis, qui sera ecrit, donc je ne vois pas le problème.
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Volkov
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 20:12

Vous avez bien polluer mon sujet avec vos trolls à 2 balles, merci.
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Youssef
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 20:13

[quote:a0cb="Alexandre"]

Pire que tout, argumente au lieu de copier comme un pauvre mouton de Panurge un slogan...
Le CPE est un CDI. La période esta llongé à 2 ans, il y a un préavis, qui sera ecrit, donc je ne vois pas le problème.[/quote]

Pire que tout car instable, car foutage de gueule, car le jeune est instrumentalisé, car les sous existent et qu on ne veut pas les distribuer, car ....

Si tu ne vois pas le probleme, je te conseille d enlever tes lunettes qui t empechent de voir proprement. Moi aussi j avais des lunettes speciales pour observer la derniere eclipse, mais je les ai enlevees depuis ! Fais en de meme !
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Alexandre
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 20:14

Les sujets ont été fusionner. Ensuite la suite de ta synthèse est un débats entre membres (c'est exactement ce que tu fais sur les autres sujets....) Donc pas de problèmes..
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Volkov
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Dim 19 Mar - 20:21

Euh, j'aurai preféré qu'on sépare ma synthèse de ta synthèse, sachant que toi tu as argumenté pour et que moi j'ai argumenté contre, c'est mieux d'en faire des sujets distincts...
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Volkov
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Mer 22 Mar - 0:06

Vu qu'il n'y a pas de contestations, je considère que j'ai donc raison sur tout ce que j'ai écrit. Merci
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Youssef
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Mer 22 Mar - 0:22

[quote:dbe5="Volkov"]Vu qu'il n'y a pas de contestations, je considère que j'ai donc raison sur tout ce que j'ai écrit. Merci :D[/quote]

quelqu un qui met en avant le systeme keynesien part forcement sur de bonnes bases
Mais ta partie concernant le chomage est quelque peu erronee. Cet indicateur ne signifie pas grand chose au final.
Si les Etats unis ont 4% de chomage, cela ne donne en aucun cas un apercu du pays dans sa globalite.
Ainsi, 25% des enfants du pays sont en dessous du seuil de pauvrete. Selon le World Health Report le pays aurait un systeme sanitaire comparable a celui de Cuba. Leur taux de mortalite infantile est encore plus eleve que celui de Cuba.
La flexibilite montre tres rapidement ses limites. Tu dis "elle cree des emplois", mais....a quel prix ?
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Volkov
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Mer 22 Mar - 0:40

[quote:53a1="Youssef"]
Si les Etats unis ont 4% de chomage, cela ne donne en aucun cas un apercu du pays dans sa globalite.
Ainsi, 25% des enfants du pays sont en dessous du seuil de pauvrete. Selon le World Health Report le pays aurait un systeme sanitaire comparable a celui de Cuba. Leur taux de mortalite infantile est encore plus eleve que celui de Cuba.
La flexibilite montre tres rapidement ses limites. Tu dis "elle cree des emplois", mais....a quel prix ?[/quote]

Je pense que la pauvreté c'est un autre problème ! Il y a flexibilité de l'emploi d'un côté, et réduction des inégalités de l'autre ! Et ça c'est l'Etat qui doit s'en charger, à travers des politiques de redistribution des richesses. Et c'est ça la faiblesse des Etats-Unis, pays tellement libéral qui n'intervient jamais pour réduire les inégalités. Mais il semble que ce soit une préoccupation depuis peu chez eux, signe qu'ils ont compris qu'il y avait un malaise. Même si c'est très nettement insuffisant, on peut de nos jours bénéficier de prestations sociales aux Etats-Unis !
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Youssef
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Mer 22 Mar - 0:48

[quote:2ece="Volkov"]

Je pense que la pauvreté c'est un autre problème ! Il y a flexibilité de l'emploi d'un côté, et réduction des inégalités de l'autre ! Et ça c'est l'Etat qui doit s'en charger, à travers des politiques de redistribution des richesses. Et c'est ça la faiblesse des Etats-Unis, pays tellement libéral qui n'intervient jamais pour réduire les inégalités. Mais il semble que ce soit une préoccupation depuis peu chez eux, signe qu'ils ont compris qu'il y avait un malaise. Même si c'est très nettement insuffisant, on peut de nos jours bénéficier de prestations sociales aux Etats-Unis ![/quote]

Pourquoi des allocs alors qu on peut vivre a credit ?

en Angleterre, la moyenne des menages a 1 credit de 400 000 balles ! Sympa, non ?

1 americain possede egalement 11 cartes de credit en moyenne ! Tout va bien , l argent coule a flot !
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Hervé
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Mer 22 Mar - 9:01

[quote:177b="Youssef"][quote:177b="Alexandre"]

Avec le CPE... Pas si sur, sachant qu'il y a quand même un préavis de 1 mois, ce n'est pas viré du jour au lendemain. Et quel est le contrat actuel, qui ne licencie pas facilement? Aucun. Donc cet argument de faire croire au Français, qu'avec le CPE ils seront virés du jour au lendemain est totalement faux.[/quote]

Si apres 2 jours d essai, ce fameux preavis tombe, l expression "du jour au lendemain" prend tout son sens. Les contrats actuels sont deja tres instables, inutile d en rajouter une couche avec celui la ![/quote]

Moi je connait quelqu'un qui s'est fait embauché avec un CDI et qui s'est fait viré après une semaine, sans préavis, après avoir pris un logement.
Ca n'a donc pas d'intérêt de parler de quelque chose qui existe déjà avec un CDI. Au contraire, si le patron sait qu'il a plus de temps pour juger la personne, il va plutôt prendre en compte les résutats de l'employé plutôt que se fier à ses impressions.
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Hervé
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Mer 22 Mar - 9:14

[quote:296c="Volkov"]Dans quels cas a-t-on un employé inefficace ? En réalité aucun. Il s'agit pour la plupart du temps de fautes graves, et dans de tels cas la loi autorise l'employeur à licencier.[/quote]

Là je trouve que tu vas un peu vite.
Un beaucoup trop même.
C'est même pas loin d'être le coeur du problème pour certains.

Ca part du principe que tout le monde est vraiment qualifié pour le poste, ou que le recruteur ne fait jamais d'erreur, parvient toujours à savoir si un candidat est honnête lors du recrutement, et que tout salarié est hyper motivé.

Il y a beau avoir de multiple entretiens, des test psy, des tests de personalité, des mises en situation, rien ne vaut la réalité et la durée...

Donc de peur de faire une erreur de recrutement, on n'embauche personne, c'est plus simple!
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Hervé
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Mer 22 Mar - 9:27

[quote:2d31="Volkov"]II. Le problème de la flexibilité

Les gens croient que plus il y a de la flexibilité, et plus l'entreprise est productive, donc plus à même d'embaucher.

En fait c'est vrai. Bien que l'emploi soit alors plus précaire, les opportunités d'emploi sont plus nombreuses. La preuve aux Etats-Unis (+5% de production, -3% de chômage depuis 2003)

Mais qu'est-ce que cela implique ? La flexibilité diminue obligatoirement le taux d'ancienneté d'un individu dans une entreprise (ça paraît logique en même temps).
Ainsi, si je vais sur le site du BIT (Bureau International du Travail), je peux constater qu'en UE, 41.5% des travailleurs ont au moins 10 ans d'ancienneté, contre 26.2% aux Etats-Unis.

Mais maintenant, si je regarde la Revue Internationale du Travail (une revue sans partis, elle ne fait que des bilans en brut), je vois que cette ancienneté joue sur la productivité.
En effet, si je prends la Grèce, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède et la France, l'ancienneté moyenne d'une entreprise a augmenté de 0.5 et 1.
Et on peut voir qu'en même temps, la croissance de la productivité pour ces pays a été élevée : entre +2 et +3.5.

A l'inverse ! Si je prends les Etas-Unis, le Danemark ou l'Espagne (pays flexibles), l'évolution de l'ancienneté a été négative, entre 0 et -1. Conséquences : la croissance de la productivité a été plus faible : entre 0 et +1.5.

Autrement dit, plus on reste longtemps dans une entreprise, et plus on est productif ! Ce n'est qu'au bout de 16 ans que la productivité ne fait que stagner (en UE la moyenne est de 10 ans).

Les entreprises ont donc tout intérêt à garder leurs salariés le plus longtemps, et à ne pas les virer à la moindre faiblesse économique.

DONC la flexibilité permet la création d'emplois, mais l'insécurité diminue la productivité. Y'a donc un problème de conciliation entre les 2 que personne n'a réussi à résoudre.
Car ce n'est pas une méthode miracle, au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis, le chômage finit par remonter....[/quote]

Je suis 100% d'accord pour dire qu'avoir un important turn-over juste pour le plaisir, ça réduit la productivité.

En fait il y a un autre atout de la flexibilité:
quand un patron crée une nouvelle activité ou s'agrandit, il ne sait pas toujours si cette croissance d'activité sera rentable. Quel intéret de s'agrandir, d'embaucher, de s'apercevoir que l'activité n'est pas viable et de mettre toute la boîte en faillite pour un excédent de coût de la masse salariale. C'est alors le redressement, les plans sociaux et tout le monde qui se trouve sur la paille. Et c'est indépendant du sentiment de sécurité ou non du salarié

Maintenant, la question sociale qui correspond: peut-on "parier" sur les gens qui vont aider l'employeur dans son extention?

A mon avis la réponse est oui, mais uniquement sur accord avec le candidat: autrement dit, en embauchant, il faudrait préciser que l'activité risque de ne pas être productive, et n'embaucher que ceux qui sont d'accord pour être sur un siège éjectable.
M'enfin, ce n'est que de la spéculation législative et humaine: peut-on parler des gens dans leur ensemble?
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Martin
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Ven 14 Juil - 23:39

Sarkozy se veut reconnaissant avec la France
Le petit Nicolas Sarkozy a des origines étrangères. Sans son papa, venu s'engager dans la légion étrangère, il rêverait, sans doute, de la lointaine hongrie, des mirages de l'occident.
Aujourd'hui il est Français, mais pas suffisamment fier d'elle au point de la quitter (vous aurez remarqué qu'il a quelques difficultés avec la rupture, et même les ruptures !)
Et demain, il va continuer son petit manège du premier arrivé, premier servi. Encourageant non ?

Tignous - Charlie Hebdo
Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

publié par Sarkophage dans: Les casseroles de SarkoAjouter un commentaire Commentaire(8) Trackback(0) Recommander
Dimanche 02 Juillet 2006
Sarkozy c'est Chirac ... en pire
Little Sarkozy n'est presque pas gonflé ! Il sait qu'il prend une majorité de français pour des neuneus. En se disant que de toute façon pour être sarkolatre il n'est pas nécessaire d'avoir des neurones.
Il suffit juste d'avoir deux mains pour applaudir et des petites jambes pour suivre le chef partout ou il veut aller. Le reste est superflu ...
Ce billet fera donc plaisir aux sarkolatres de tout poil, toujours mal pris quand il faut montrer l'efficacité et même l'utilité du petit Sarkozy. C'est proprement impossible et ce n'est pas pour rien que personne n'y arrive. Ce blog est donc l'endroit ou se déposent les critiques qui ne sont que des ritournelles trahissant un manque d'argument criant : gauchiste, la gauche fait pire, les communistes sont des monstres, la france va mal il lui faut un sauveur ... (pour avoir une idée plus complète parcourez les 13 000 commentaires déposés ici, vous comprendrez).
Pour enfoncer le clou et montrer que le petit Nicolas Sarkozy ne fait que du copier coller de tout ce qui permet de conquérir l'opinion sans trop se fatiguer, voici une démonstration implacable !
Elle s'applique à des propositions récentes, mais tout son programme est ainsi : pompé sur des sources diverses et variées, pour beaucoup en import direct d'amérique. Que cela marche ou pas n'a aucune importance : il faut marquer l'opinion, le reste sera l'affaire de ceux qui gouverneront. Car le petit Sarkozy n'a jamais eu envie de gouverner, sinon il aurait commencé il y a plusieurs années. Il veut juste régner !
Sarkozy copie Chirac et pompe à tout va et à tour de (petits) bras :
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Sarkozy en Chirac III, par Eric Le Boucher
LE MONDE | 01.07.06 | 13h12

Voici un petit jeu du "cherchez la différence". L'un a dit : "Le peuple a perdu confiance. Son désarroi l'incline à la résignation ; il risque de l'inciter à la colère." L'autre a dit : "La France doute. Le sentiment d'appartenance à la nation s'effrite. (...) La société est aspirée par la violence primitive." L'un a dit : "La France souffre d'un mal profond." L'autre a dit : "La France va mal."
L'un a dit : "Les pauvres s'appauvrissent, les bas salaires stagnent. Les commerçants, les artisans, les professionnels libéraux, les petits patrons connaissent des difficultés croissantes. De plus en plus de ménages ont du mal à payer leur loyer ou à rembourser leurs emprunts, de plus en plus de petites entreprises, peu ou mal soutenues par les banques, sont contraintes au dépôt de bilan ou aux licenciements." L'autre a dit : "En vingt-cinq ans, le pouvoir d'achat des salaires n'a en moyenne presque pas augmenté. (...) La France qui vit de son travail a subi une chute de son niveau de vie, elle a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, de plus en plus de mal à se loger."
L'un a dit : "Le consensus social se disloque, (...) l'ascenseur social est en panne. (...) La société française se fracture." L'autre a dit : "L'angoisse du déclassement hante la classe moyenne. La fracture sociale s'est transformée en désintégration sociale."
Arrêtons-là le jeu, on aura reconnu dans l'"un" Jacques Chirac, dans son livre La France pour tous, qui lançait sa candidature à l'élection présidentielle de 1995. Et dans l'"autre" Nicolas Sarkozy, candidat pour 2007, dans son discours programme, le 22 juin à Agen. Les deux propos sont mot à mot les mêmes : M. Sarkozy a fait du copier-coller de M. Chirac.
Pour tous ceux qui, alarmés de l'état du pays, attendent beaucoup de la présidentielle de 2007, les nouvelles sont très moyennes. Certes, les personnalités pétillantes des deux favoris promettent un beau match : Sarko-Ségo. Certes, la façon dont Ségolène Royal aplatit les éléphants du PS en sortant de leur discours du mensonge et de l'opposition manichéenne fait très plaisir. Certes, nous ne sommes qu'à l'échauffement, à dix mois de l'échéance. Mais le débat part mal. Mme Royal a sur le dos un parti qui vient de pondre un programme dépensier, inapplicable, dont l'inspiration recule aux années 1970. M. Sarkozy chausse les bottes de M. Chirac, d'avec qui il avait pourtant promis "la rupture".
Le discours prononcé à Agen par le président de l'UMP fait des propositions qui méritent attention : un plan PME, un contrat de travail unique, une sécurité des parcours professionnels, la TVA sociale (encore qu'un récent rapport vient de dire que c'est une fausse-bonne idée), la fin des 35 heures obligatoires... Mais elles ne forment pas un tout cohérent, une vision. On avait déploré la faiblesse d'analyse économique de M. Sarkozy lors de son passage au ministère des finances (notre chronique du 29 novembre 2004). Il n'a visiblement toujours pas trouvé de conseiller à la hauteur. Au contraire.
Son discours d'Agen fait réapparaître une analyse de la situation de la France fausse, sommaire et inquiétante. Fausse, car dire que "depuis vingt-cinq ans le pouvoir d'achat des salaires n'a en moyenne presque pas augmenté" relève d'une erreur. Sa hausse a subi une inflexion à partir de 1978 (voir graphique), mais il a néanmoins augmenté de 15 %. Le pouvoir d'achat du salaire minimum a gagné 24 %. La France a des problèmes sociaux terribles, mais elle ne souffre pas d'une paupérisation de 80 % de la population, comme en est convaincu M. Sarkozy. Le diagnostic est faux.
Or il est idéologiquement faux : il s'agit de démontrer que la masse s'oppose à l'élite, celle des jet-managers des firmes mondialisées. La fracture passe, au fond, entre les patrons et les ouvriers, back to USSR... M. Chirac avait gobé cette analyse social-souverainiste (partagée par l'extrême gauche). M. Sarkozy pas entièrement. Il évite la dénonciation de l'élite, mais se rattrape en tapant sur Mai-68 ("Les soixante-huitards portent une responsabilité considérable dans la panne de l'ascenseur social") et... sur la Banque centrale européenne. Revoilà le bouc émissaire idéal !
Cette analyse est sommaire parce que le problème social français ne relève pas d'un retour nostalgique de la lutte des classes. Les inégalités, devenues plus complexes et moins visibles, appellent des solutions bien plus fines qu'un simpliste "rétablissement de la nation". Cette analyse est sommaire parce que le manque de croissance économique ne vient pas des taux d'intérêt trop élevés de la Banque centrale ou de l'euro fort. Ce sont des "légendes", comme le dénonce justement l'économiste Charles Wyplosz (L'euro-révisionnisme, www.telos-eu.com) construites pour faire porter (à nouveau !) le chapeau à Jean-Claude Trichet : Sarkozy ne fait pas mieux que Chirac. L'atonie française relève plutôt de causes internes : défaut d'investissement, d'innovation et de spécialisation dans les secteurs moteurs. Tandis que le PS nous replonge dans des manuels marxistes, le candidat de l'UMP fait une régression anti-européenne. "Pour la France du travail", propose-t-il. Qu'il commence par l'appliquer à lui-même et par travailler son programme.
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Sarkophage attend depuis si longtemps un VRAI BILAN du petit Nicolas Sarkozy. Quelque chose qui tienne la route. Il en vient à désespérer. Cela voudrait donc dire que depuis trente ans ce petit sinistre ne fait que brasser du vent sans que personne ne mette fin à sa supercherie ?
Grave et importante question ... Amis Sarkolatres, faites preuve d'intelligence et d'imagination, sauvez votre beaudet du naufrage complet.
Fermez le ban
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Samedi 01 Juillet 2006
Sarkozy a dit, Sarkozy a menti (6)
Incorrigible petit Nicolas Sarkozy ! C'est pathologique ! Il ne peut pas, il ne peut pas ne pas manipuler tous ceux qui le regardent et surtout tous ceux qui peuvent l'élire.
Sarkophage l'a déjà pris à de nombreuses reprises la main dans le sac, avec la langue fourchue.
Il est encore obligé de l'épingler aujourd'hui, un mensonge de plus pour une manipulation aux grossières ficelles.
Souvenez vous, le petit Nicolas Sarkozy nous avait promis de ne plus étaler sa vie privée en long en large et en travers. La main sur le coeur il reconnaissait avoir (juste un peu !) abusé avec sa femme et son fils en faire valoir. Et il avait donc demandé aux journalistes de respecter sa vie privée.
Pomponnette est partie, le laissant comme un gland esseulé. Elle est revenue (combien a-t-il déboursé ?).
Et qu'est il arrivé ? Il est retombé dans sa dépendance à la pipolisation.
C'est le monde qui nous parle de cette rechute, le ton habituellement enjoué du journal pour son favori montre la lassitude provoquée par ses errances de plus en plus visibles.
Il nous fait penser à un certain Lionel qui nous affirmait qu'il se retirait de la vie politique. Sarkozy fait la même chose, il promet de se retirer de la vie des pipoles. Manqué, raté, perdu, il est incapable de le faire.
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Nicolas et Cécilia Sarkozy, ou "Nous deux" sous les tropiques
LE MONDE | 30.06.06 | 14h05
Saint-Laurent du Maroni, Cayenne (Guyane), envoyé spécial
Elle est revenue, telle qu'en elle-même. Treize mois d'absence intermittente ne l'ont pas changée : grande, élancée, intimidée, intimidante. La petite histoire retiendra que Cécilia Sarkozy, l'épouse du ministre de l'intérieur, a repris médiatiquement sa place au côté de son mari, jeudi 29 juin, à 8 h 45, sur la base aérienne de Rochambeau (Guyane) alors qu'ils prenaient place à bord d'un hélicoptère, direction Saint-Laurent du Maroni. Cécilia survolant la forêt amazonienne, sous l'oeil d'une caméra dûment autorisée ; Cécilia embrassant son époux ; Cécilia visitant une cité d'orpailleurs clandestins, où, quelques jours plus tôt, la gendarmerie avait effectué une descente, alors que ces immigrés du Brésil et du Suriname voisins avaient relâché leur vigilance le temps d'un match de Coupe du monde entre le Brésil et le Ghana.
Dans ce Far West du bout du monde, en jeans, chemise blanche et bottes de caoutchouc, Cécilia et Nicolas Sarkozy viennent se rendre compte des résultats du plan Anaconda, grâce auquel une centaine de sites d'orpaillage clandestins ont été mis hors d'état de fonctionner. Pour cela, il suffit de pulvériser à l'explosif les moteurs des moto-pompes qu'utilisent les chercheurs d'or. Protégé par des hommes armés, le couple, quasi présidentiel, écoute les explications des policiers et des gendarmes. M. Sarkozy : "La politique, c'est moins dangereux. Ici, c'est quatre mois de survie. Moi, je suis ministre de l'intérieur depuis quatre ans."
Mais les plus belles pages de ce Nous deux sous les tropiques étaient encore à venir. Installés sur une pirogue sillonnant le fleuve Maroni, Cécilia et Nicolas Sarkozy se laissent photographier et filmer sous tous les angles depuis un autre esquif sur lequel ont pris place cameramen et photographes. Plus loin, suivent la presse écrite et les radios. Plus loin encore, les conseillers et les membres du cabinet. Le soleil cogne : les images seront bonnes. L'amour triomphe. Interrogé sur le sens de cette opération "retour de Cécilia", un proche du ministre répond : "Il s'agit ni de la cacher ni de la montrer."
C'est à croire que tel était bien l'objet de cette visite de douze heures dans ce département d'outre-mer : officialiser le bonheur retrouvé. Les quelques propositions du ministre-candidat sont passées inaperçues. Vingt-six heures d'avion pour un aller-retour, deux d'hélicoptère pour quelques images contrôlées : M. Sarkozy, avec son épouse, en apparence heureux, peut reprendre le fil de cette campagne présidentielle. Comme avant. "Je ne médiatiserai plus ma vie privée", avait juré le ministre.
Philippe Ridet
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Retrouvez les autres gros mensonges du petit Nicolas Sarkozy : 1 - 2 - 3 - 4 - 5
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Vendredi 30 Juin 2006
Sarkozy change de registre : il devient chasseur d'enfants
Le petit Nicolas Sarkozy est payé par le contribuable pour chasser le chasseur de poules, le bandit de grand chemin, l'escroc de haut vol ...
Il a beaucoup de mal à assumer son rôle. Il faut dire que le délinquant d'aujourd'hui il est coriace. Il ne veut plus se laisser attraper comme avant.
Il a donc trouvé une espèce facile à saisir et qui vient grossir les statistiques : les enfants sans papiers.
Faciles à attraper, faciles à enfermer, et faciles à expulser. Pratique non ?

Cabu - 31.05.2006
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Jeudi 22 Juin 2006
Nicolas Sarkozy n'est pas logique avec lui-même
Si vous avez des enfants, voilà un exemple facile pour leur apprendre le dire et le faire.
Le petit Nicolas Sarkozy (un point commun avec vos enfants, cela aide beaucoup pour s'identifier et comparer) vend son programme (ou pré programme, ou absence de programme allez savoir) avec un argument dont il est très fier, mais qu'en fait il a piqué au FN (son arrière boutique en fait).
"La France aime la, ou quitte la"
La dernière fois que ce discours a été tenu d'une manière rigide, 1 400 000 soldats sont revenus les pieds en avant, dans une caisse en sapin, ou en morceaux façon puzzle. Sans parler des pays voisins qui ont lourdement agravé le score. A l'époque le discours c'était : "aime la France en la quittant pour le royaume des cieux, amen"
Or le petit Nicolas Sarkozy, criant à l'envie ces nauséabondes paroles, n'est pas capable de s'appliquer le début du commencement de l'amorce de sa proposition.
Il illustre parfaitement l'adage : faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. Car j'ai un passe-droit, et moi, je ne suis pas un français comme les autres. Je suis au dessus de vous, je suis au dessus des lois, je suis au dessus de tout. (Appelez moi dieu ! )
Et pour trouver un exemple on peut se remémorer les performances routières de Nicolas Sarkozy, hors du commun pour un ministre !
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Sam 15 Juil - 0:11

Sarkozy organise clandestinement l’immigration de peuplement

La “vérité nous rendra libre”, mais la vérité n’est pas connue. En 2005, 169.000 étrangers ont acquis la nationalité française, record historique des naturalisations.

Depuis 2002, qui a vu la victoire présidentielle du candidat du Front “Républicain” (sic) contre le candidat du Front National et la victoire de l’anti-France contre la France, l’immigration légale et les naturalisations sont en progression accélérée. Plus de 200.000 entrées légales par an ces dernières années.

Et pendant ce temps là, Sarkozy fait croire au pays qu’il combat l’immigration clandestine. Le champion du double langage et des faux semblants vient pourtant de se prendre les pieds dans le tapis de sa démagogie et de ses mensonges. En annonçant la régularisation des clandestins ayant un enfant scolarisé, le ministère de l’intérieur parlait de 2500 cas à traiter. La presse parle aujourd’hui de 10.000, et au regard des files d’attente devant toutes les préfectures de France, on voit bien qu’il s’agit certainement de beaucoup plus.

Grâce à Sarkozy, on connait maintenant la bonne méthode pour obtenir une régularisation non pas au “au cas par cas”, mais dans tous les cas. Ne venez pas seul en France, mais en famille, et veillez bien à scolariser immédiatement les enfants.

Immigration légale massive, naturalisations massives et régularisations massives des clandestins par voie scolaire : On ne sait pas ce que la France a fait à Sarkozy et à sa famille pour qu’il s’acharne ainsi à la désintégrer. Mais il s’y active !
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Martin
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Sam 15 Juil - 0:11

------------------------------------------------------------------------9 novembre. Pensant que les imbéciles que nous sommes ont oublié son rôle désastreux dans l'embrasement des banlieues, il tente de reprendre la main avec son petit couplet "fermeté et virilité" : "J'ai demandé aux préfets que les étrangers, qui sont en situation régulière ou irrégulière, qui ont fait l'objet d'une condamnation, soient expulsés sans délai de notre territoire, y compris ceux qui ont un titre de séjour"  Voici donc le quasi-droitdelhommiste qui, la main sur le coeur, promettait hier encore d'en finir avec la double peine, qui reprend aujourd'hui sa pêche intensive aux voix du Front National. Il ne sait plus quoi faire pour exister le malheureux...
7 décembre. L'homme n'aime pas la contradiction, l'homme fuit la contradiction, il préfère parler tout seul devant des caméras. Sachant qu'il va être reçu comme un chien dans un jeu de quilles, rejeté par Aimé Césaire, le sous-premier-ministre reporte son voyage aux Antilles.
"Les conditions de sérénité d'un travail collectif nécessaire pour traiter efficacement des questions fondamentales pour les Antillais que sont la sécurité, le développement économique et l'emploi ne me paraissent pas (...) aujourd'hui réunies", a-t-il constaté. "J'ai par conséquence décidé de reporter mon voyage de quelques semaines"
Dommage, on aurait aimé l'entendre parler de la racaille qu'il faut nettoyer au Kärcher, bref d'illustrer une fois de plus le rôle positif de la France outre-mer (marque déposée)
7 décembre, toujours (mauvaise journée décidément). Les renseignements généraux démontent le péplum sarkozien des banlieues manipulées par des bandes mafieuses, et lui substitue la réalité d'une révolte populaire toute bête. Bref, ce serait juste de l'ingratitude à l'égard des ancêtres politiques de l'actuel ministre de l'intérieur, qui du temps où ils étaient toujours aux affaires, avaient construit des quartiers qui étaient quand même bien* pour les pauvres (avant que les noirs et les Arabes ne fassent fuir les Français, bien sûr). 
Le rapport souligne l'absence de caïds ou encore d'intégristes manipulant les émeutiers. Le mouvement "s'apparente à une révolte populaire des cités", mais n'était ni organisé, ni manipulé. La France aurait basculé de "la guérilla urbaine" à "l'insurrection urbaine" et les violences seraient dues à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique. Le rapport précise même que "restreindre les derniers événements à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse".
On ne peut vraiment plus compter sur personne... pôôôôvre Nicolas !
(*)Le fait que les architectes et leurs commanditaires n'aient jamais habité là (même avant que les noirs...etc...) s'appelle... une coïncidence !
Debut 2006...
... nouvel avatar de la sarkozysation de la société
Février 2006 : rien ne résiste à l'omniscience du visionnaire. Nicolas Sarkozy s'attaque à l'école sclérosée pour lui insuffler une vraie modernité :casser la carte scolaire pour permettre aux blancs de choisir leurs écoles et éviter celles où il y a de la racaille... et ainsi faire enfin bénéficier la France du summum de la civilisation américaine, le communautarisme. Ajoutons à cela la compétition entre établissements et le salaire des enseignants au mérite....
Bref, monter les gens les uns contre les autres, mettre la France en pilotage automatique, ravager au nom de la réforme-panacée, démissionner au nom de la libéralisation : comment peut-il encore faire illusion ?
8 mars 2006 : cracher dans la soupe, toujours. Le CPE n'est pas populaire, qu'à cela ne tienne : Sarkozy fait donner ses porte-glaviots (De Charette et Devedjian) pour assurer ses arrières (si nécessaire, il dira "on l'avait bien dit") et savonner la planche de De Villepin. Mais où est donc la fameuse "rupture" du surdoué ? Ses méthodes abjectes sentent plutôt le réchauffé...
17 mars : comme cela ne suffit pas, Devedjian remet le couvert dans une interview Radio-Notre-Dame/La croix.  C'est un bouquet de poignards dans le dos : "...Le premier ministre a fait un choix un peu aventureux avec le CPE", puis "...on aurait sans doute fait autrement si Nicolas Sarkozy avait conduit la politique du pays. Mais quand on est sur le même bateau, on suit les instructions du capitaine. Je n'aime pas les déserteurs. Le capitaine a fait un choix un peu aventureux mais nous sommes solidaires", puis encore..."nous (les sarkozystes) ne sommes philosophiquement pas favorables au CPE en soi". C'est une décision que "nous soutenons par solidarité ministérielle et par pragmatisme (...) C'est le choix du gouvernement. Ce n'est peut-être pas une mauvaise solution mais nous sommes plutôt pour un contrat de travail unique et progressif"
27-28-29 mars : à l'occasion du conflit sur le CPE, le show du traître atteint des sommets qui valent bien une page spéciale...
A suivre... n'en doutons pas
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   Sam 15 Juil - 0:21

Si Nicolas Sarkozy n'est pas heureux en France, "qu'il parte!", conseille François Hollande
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MessageSujet: Re: Synthèse sur le CPE par Volkov   

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Synthèse sur le CPE par Volkov
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