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 Comment est vu le CPE de l'étranger?

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Alexandre
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Alexandre

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Parti Politique : U.M.P
Candidat : Nicolas Sarkozy
Date d'inscription : 18/12/2005

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MessageSujet: Comment est vu le CPE de l'étranger?   Comment est vu le CPE de l'étranger? EmptyVen 24 Mar - 18:21

La France, pays des manifestations. En ces jours de grogne contre le CPE, le monde en a la confirmation : la contestation sociale est bien une réalité française. A l'étranger, on ne manque pas de le souligner, et de rappeler au passage la Révolution française, Mai 68, voire les récentes émeutes des banlieues. Mais le mouvement anti-CPE suscite surtout beaucoup d'incompréhension, voire de colère.

"Mai 68 est de retour"
En vogue en France, le parallèle entre mars 2005 et Mai 68 est encore plus courant à l'étranger, surtout depuis que manifestants et casseurs ont choisi l'emblématique Quartier latin comme nouveau QG. Au lendemain de l'occupation de la Sorbonne, plusieurs quotidiens italiens titraient "Mai 68 est de retour". Mais le quotidien allemand Die Welt n'est pas de cet avis: "Comme par un réflexe de Pavlov surgissent les images du "conflit générationnel" de Mai 68 et de la fuite de De Gaulle à Baden-Baden devant la jeunesse. Cette association a en réalité à peu près autant de choses en commun qu'une bouteille de château Lafite avec un rollmops". Et d'ajouter: "En 1968, la France était prospère, s'ennuyait et rêvait de parricide."

Beaucoup d'analystes étrangers (NDLA: et moi même) ne comprennent pas que la France, pénalisée par une croissance faible et un chômage élevé, refuse d'assouplir les règles en vigueur sur le marché du travail. C'est dans les pays où les emplois précaires sont désormais la règle que l'incompréhension est la plus grande, comme aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Italie - où la flexibilité constitue l'un des thèmes clés de la campagne électorale de Romano Prodi, candidat de gauche. (..)

Les Français vivent en dehors de la réalité. Voilà l'explication communément avancée à ce mouvement dont l'ampleur interpelle. A en croire la presse étrangère, derrière ce violent rejet du CPE se cacherait une tendance plus profonde de la France: le refus de céder à la pression libérale. Pour le New York Times, "le capitalisme est diabolisé au profit du souvenir d'un passé révolutionnaire romantisé". Certains journaux font d'ailleurs le rapprochement avec le non français au référendum: Jason Burke, du quotidien britannique The Observer , soupçonne la mobilisation d'être en fait une punition contre le gouvernement. El Pais, quotidien espagnol de centre gauche, estime que "comme pour la Constitution européenne, la France est victime de ses peurs ne veut pas aller de l'avant".

De l'incompréhension à la colère
Si ce constat est répandu, les réactions qu'il suscite sont très variables. Certains portent un regard un brin moqueur mais affectueux sur des Français un peu trop idéalistes mais attachants. Un journaliste suisse du Temps avoue ainsi ne pas comprendre le message mêlant antilibéralisme et antimondialisation. Mais d'autres ressentent un véritable agacement. En refusant de concéder certains acquis face aux réalités du marché, les Français se penseraient différents, pour ne pas dire meilleurs. L'éditorialiste du journal espagnol El Mundo s'en prend aux "enfants gâtés de la gauche". De l'autre côté de l'Atlantique, le Wall Street Journal voit dans les manifestations "les derniers symptômes d'une démocratie malade". D'après le quotidien économique, "si la France veut renverser sa tendance (...) elle a besoin de mettre à bas les barrières de la législation du travail dans tous les secteurs, et pas seulement pour les moins de 26 ans."

Les politiques sont aussi responsables
"Le problème, écrit l'International Herald Tribune, c'est que la France manque d'hommes politiques capables de parler franchement, de solutions réelles et définitives". Pire, le même journal accuse Jacques Chirac d'avoir exacerbé le réflexe français de défense inconditionnelle des acquis sociaux, en cautionnant l'idée - de gauche - que tout risque individuel était inacceptable.

Face à cet enlisement dans le politiquement correct, certains voient dans le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP une solution d'avenir. "Si l'heure est au déclin français, alors Nicolas Sarkozy, qui prône une rupture nette (...) avec le passé, est l'homme qu'il faut", analyse Jason Burke. "Mais, ajoute-t-il, si ce thème fait long feu, l'actuel ministre de l'Intérieur sera perçu comme un politicien ambitieux, et peut-être dangereux, qui tire sur tout ce qui bouge".

La France court-elle à sa perte ?
Selon l'ampleur de la colère, les pronostics sont plus ou moins alarmistes. Le quotidien allemand Die Welt n'hésite pas à évoquer la "décadence et la chute de l'Empire romain", le Wall Street Journal le "déclin de la France".

A la question de savoir comment Dominique de Villepin peut se sortir de la crise, Die Welt imagine que le Premier ministre pourrait se contenter de renflouer l'appareil étatique, comme l'ont déjà souvent fait ses prédecesseurs, notant que, depuis des décennies, la France créée de plus en plus de postes de fonctionnaires, là où le secteur privé ne fait qu'en supprimer.

Source :
http://ouiaucpe.skyblog.com/
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