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 L'ETAT LIBERAL

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varatic
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Nombre de messages : 49
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Date d'inscription : 05/06/2006

MessageSujet: L'ETAT LIBERAL   Jeu 8 Juin - 15:41

L’expression semble être contradictoire dans ses termes… pourtant, paradoxalement la présence de l’Etat, dans ses fonctions régaliennes, se fait de plus en plus pressante alors que les libéraux nous annoncent de moins et moins d’Etat. Alors ?




En fait, ce problème renvoie à la nature de l’Etat.





L’ETAT EST-IL NEUTRE ?


Disons le tout de suite : non, mais les apparences sont trompeuses. D’ailleurs l’Etat joue sur ces apparences pour paraître autrement que ce qu’il est en réalité.



L’Etat a une fonction qui peut se résumer à : il est garant du système en place. Ceci est vrai pour tous les Etats à toutes les époques de l’Histoire.



D’où vient l’apparente neutralité de l’Etat ? Du fait justement qu’il est le garant du système. En effet, celui-ci étant considéré officiellement comme un état de fait immuable et définitif, l’institution qui garantie sa pérennité ne peut-être que neutre… comme serait neutre le physicien au regard des lois de la physique.



Tous les systèmes économiques et politiques, dans l’Histoire, ont entretenu ce mythe de leur caractère « naturel » et « définitif »,… l’Etat ne faisant qu’incarner sur le plan institutionnel, cette « qualité ».



« Origine naturelle » et « caractère définitif » veut dire que le système est exempt de contradictions fondamentales qui, un jour ou l’autre, entraîneraient sa perte. L’Etat, donc, gère le système selon les principes qui le fondent, résolvant les conflits qui apparaissent, et le menacent, comme de simples dysfonctionnements passagers et techniques, et qui ne peuvent trouver de solution qu’en son sein.



Si l’on part de l’hypothèse qu’un système économique et politique est « socialement neutre », correspond à une rationalité (laïque ou religieuse), bref, si l’on fait l’hypothèse du caractère « naturel » d’un système alors, l’Etat, dans ce sens, est neutre. L’Etat n’est que l’instrument technique de la résolution de ses dysfonctionnements.



La faille de tout ce raisonnement c’est qu’un système économique n’est pas un « produit naturel ». L’organisation économique et sociale n’est pas « dictée » par la Nature, elle est une production humaine.



Un système économique est une organisation sociale issue de rapports de forces, de conflits de pouvoirs et d’intérêts, fondé sur des valeurs, des règles, des lois imposées par ceux qui ont, à un moment donné, imposé leur domination.



L’Etat est l’instrument de la cohésion à défaut de cohérence de cet édifice social. A ce titre il n’est bien évidemment pas neutre. Il représente l’intérêt du groupe dominant, c'est-à-dire celui qui détient les moyens de vie, les moyens qui permettent aux hommes et aux femmes de physiquement exister.



Aujourd’hui l’Etat est le garant de l’existence d’un système social particulier, le salariat, il a pour cela des règles, des lois qu’il entend faire respecter. Il est totalement exclu pour lui de les remettre en question et toutes les solutions qu’il propose pour résoudre les conflits (économiques comme politiques) ne peuvent se concevoir que dans le cadre du système qu’il représente et garanti. Ceci explique que rien ne change et rien ne peut changer, même si à la tête de l’Etat on change le personnel.






ETAT DU LIBERALISME…



Qu’est ce que le libéralisme ?



Ce n’est pas un système, mais il est le fondement du système marchand (voir l’article « LES HABITS FRIPES DE L’ANTILIBERALISME »).



Le système marchand s’est développé en Europe à partir du 11e siècle et s’est impose comme système dominant à partir du 19e siècle.



La marchandise s’est imposée en tant que fondement d’un rapport social par le développement des échanges marchands aboutissant à la valorisation des richesses considérables accumulées au cours des échanges : le capital.



Contrairement à l’Ancien Régime fondé essentiellement sur la possession de la terre et la production agricole, le système marchand appelé aussi capitalisme, s’est fondé sur la libre circulation du capital, circulation uniquement motivé par la réalisation de gains, le profit.



L’utilisation marchande de la force de travail a, dans ce cadre, donné naissance à un nouveau rapport social, le salariat, qui s’est imposé comme rapport social dominant dès le 19e siècle.



Cette notion de liberté que revendique à son origine le système marchand est donc liée à sa genèse. Dès lors, la liberté de circulation du capital, la liberté des affaires deviendra la règle de ce système.



Pourtant, les conditions historiques et géographiques du développement de ce système ont fait que ce principe de liberté a subi des aléas :




- le développement concurrentiel des « capitaux locaux » dans le cadre de l’Etat-nation a imposé des règles pour sauvegarder les intérêts nationaux de ces capitaux.

- les conflits nés du salariat ont imposé des limites, des réglementations pour les désamorcer et sauver l’essentiel : le système.



Ainsi l’Etat, tout en préservant la pérennité du système a imposé des règles qui ont donné l’illusion de son indépendance et sa neutralité à son égard. De fait, l’interventionnisme de l’Etat n’a été que de circonstance.








… LIBERALISME DE L’ETAT




L’institution garante du système marchand, autrement dit l’Etat est fondamentalement d’essence libérale. Pourquoi ? Mais parce que le système marchand l’est. Seules, des conditions particulières ont fait que l’Etat a été ou non interventionniste, un « état providence »,… mais il n’est pas dans sa nature de l’être… S’il l’est, c’est par nécessité pour sauvegarder les intérêts historiques du capital.



La mondialisation marchande apporte une confirmation sans ambiguïté à cette affirmation. En effet :





- comment expliquer la démission progressive de l’Etat au profit des exigences du capital aujourd’hui largement mondialisé ?

- comment expliquer que les Etats acceptent, dans le cadre de l’OMC, la déréglementation progressive des économies ?





Le capital n’a aujourd’hui plus besoin de béquilles institutionnelles qui puissent garantir ses intérêts – la seule chose dont il ai besoin c’est d’un « Etat gendarme », c'est-à-dire d’une institution qui garantisse par la force la soumission de la « force de travail » à ses intérêts – l’Etat devient, ce qu’il a d’ailleurs toujours été, mais sous des formes plus sociales – le gardien du système marchand.






VIA L’ETAT, POINT DE SALUT




On comprend que, dans ces conditions, le recours à l’Etat, comme ce fut le cas pendant des décennies, pour régler les problèmes d’inégalité, de protection sociale, de retraites, de garanties d’emploi,… est voué à l’échec.



Si l’Etat a joué ce rôle « protecteur » c’est parce qu’il y allait, à un moment donné, de l’intérêt du capital, ne serait ce que pour apaiser les conflits nés de la condition salariale et en fonction d’un rapport de force favorable aux salariés.



Le recours à l’Etat comme éventuel arbitre ou régulateur est donc aujourd’hui extrêmement problématique. Les salariés veulent aujourd’hui faire jouer à l’Etat un rôle qu’il ne veut plus jouer… C’est ce qui explique l’impression d’abandon, de trahison, d’incompétence dans l’esprit des citoyens à l’égard d’un Etat qui n’agit plus dans le sens de leurs intérêts. Encore faut-il comprendre que l’Etat n’a jamais joué fondamentalement que dans le sens des intérêts du capital et que, quand ces derniers coïncidaient avec les intérêts immédiats des salariés, l’illusion était parfaite.



L’essentiel du « pouvoir » n’est plus aujourd’hui dans l’appareil de l’Etat mais entre les mains du capital qui s’est affranchi en grande partie des limites des Etats, ne connaît aucune frontière et a des moyens de pressions économiques et sociaux sans commune mesure avec ceux, limités des Etats-nation.



C’est donc toute une culture politique qu’il nous faut remettre en question, toute une stratégie obsolète qui était et est toujours fondée sur des faux semblants entretenus par des organisations syndicales et politiques sur la prétendue neutralité de l’Etat et la croyance naïve que si on accédait à ses rennes, on pourrait changer la société.



Patrick MIGNARD
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Martin
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MessageSujet: Re: L'ETAT LIBERAL   Ven 14 Juil - 23:01

Sarkozy se veut reconnaissant avec la France
Le petit Nicolas Sarkozy a des origines étrangères. Sans son papa, venu s'engager dans la légion étrangère, il rêverait, sans doute, de la lointaine hongrie, des mirages de l'occident.
Aujourd'hui il est Français, mais pas suffisamment fier d'elle au point de la quitter (vous aurez remarqué qu'il a quelques difficultés avec la rupture, et même les ruptures !)
Et demain, il va continuer son petit manège du premier arrivé, premier servi. Encourageant non ?

Tignous - Charlie Hebdo
Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

publié par Sarkophage dans: Les casseroles de SarkoAjouter un commentaire Commentaire(8) Trackback(0) Recommander
Dimanche 02 Juillet 2006
Sarkozy c'est Chirac ... en pire
Little Sarkozy n'est presque pas gonflé ! Il sait qu'il prend une majorité de français pour des neuneus. En se disant que de toute façon pour être sarkolatre il n'est pas nécessaire d'avoir des neurones.
Il suffit juste d'avoir deux mains pour applaudir et des petites jambes pour suivre le chef partout ou il veut aller. Le reste est superflu ...
Ce billet fera donc plaisir aux sarkolatres de tout poil, toujours mal pris quand il faut montrer l'efficacité et même l'utilité du petit Sarkozy. C'est proprement impossible et ce n'est pas pour rien que personne n'y arrive. Ce blog est donc l'endroit ou se déposent les critiques qui ne sont que des ritournelles trahissant un manque d'argument criant : gauchiste, la gauche fait pire, les communistes sont des monstres, la france va mal il lui faut un sauveur ... (pour avoir une idée plus complète parcourez les 13 000 commentaires déposés ici, vous comprendrez).
Pour enfoncer le clou et montrer que le petit Nicolas Sarkozy ne fait que du copier coller de tout ce qui permet de conquérir l'opinion sans trop se fatiguer, voici une démonstration implacable !
Elle s'applique à des propositions récentes, mais tout son programme est ainsi : pompé sur des sources diverses et variées, pour beaucoup en import direct d'amérique. Que cela marche ou pas n'a aucune importance : il faut marquer l'opinion, le reste sera l'affaire de ceux qui gouverneront. Car le petit Sarkozy n'a jamais eu envie de gouverner, sinon il aurait commencé il y a plusieurs années. Il veut juste régner !
Sarkozy copie Chirac et pompe à tout va et à tour de (petits) bras :
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Sarkozy en Chirac III, par Eric Le Boucher
LE MONDE | 01.07.06 | 13h12

Voici un petit jeu du "cherchez la différence". L'un a dit : "Le peuple a perdu confiance. Son désarroi l'incline à la résignation ; il risque de l'inciter à la colère." L'autre a dit : "La France doute. Le sentiment d'appartenance à la nation s'effrite. (...) La société est aspirée par la violence primitive." L'un a dit : "La France souffre d'un mal profond." L'autre a dit : "La France va mal."
L'un a dit : "Les pauvres s'appauvrissent, les bas salaires stagnent. Les commerçants, les artisans, les professionnels libéraux, les petits patrons connaissent des difficultés croissantes. De plus en plus de ménages ont du mal à payer leur loyer ou à rembourser leurs emprunts, de plus en plus de petites entreprises, peu ou mal soutenues par les banques, sont contraintes au dépôt de bilan ou aux licenciements." L'autre a dit : "En vingt-cinq ans, le pouvoir d'achat des salaires n'a en moyenne presque pas augmenté. (...) La France qui vit de son travail a subi une chute de son niveau de vie, elle a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, de plus en plus de mal à se loger."
L'un a dit : "Le consensus social se disloque, (...) l'ascenseur social est en panne. (...) La société française se fracture." L'autre a dit : "L'angoisse du déclassement hante la classe moyenne. La fracture sociale s'est transformée en désintégration sociale."
Arrêtons-là le jeu, on aura reconnu dans l'"un" Jacques Chirac, dans son livre La France pour tous, qui lançait sa candidature à l'élection présidentielle de 1995. Et dans l'"autre" Nicolas Sarkozy, candidat pour 2007, dans son discours programme, le 22 juin à Agen. Les deux propos sont mot à mot les mêmes : M. Sarkozy a fait du copier-coller de M. Chirac.
Pour tous ceux qui, alarmés de l'état du pays, attendent beaucoup de la présidentielle de 2007, les nouvelles sont très moyennes. Certes, les personnalités pétillantes des deux favoris promettent un beau match : Sarko-Ségo. Certes, la façon dont Ségolène Royal aplatit les éléphants du PS en sortant de leur discours du mensonge et de l'opposition manichéenne fait très plaisir. Certes, nous ne sommes qu'à l'échauffement, à dix mois de l'échéance. Mais le débat part mal. Mme Royal a sur le dos un parti qui vient de pondre un programme dépensier, inapplicable, dont l'inspiration recule aux années 1970. M. Sarkozy chausse les bottes de M. Chirac, d'avec qui il avait pourtant promis "la rupture".
Le discours prononcé à Agen par le président de l'UMP fait des propositions qui méritent attention : un plan PME, un contrat de travail unique, une sécurité des parcours professionnels, la TVA sociale (encore qu'un récent rapport vient de dire que c'est une fausse-bonne idée), la fin des 35 heures obligatoires... Mais elles ne forment pas un tout cohérent, une vision. On avait déploré la faiblesse d'analyse économique de M. Sarkozy lors de son passage au ministère des finances (notre chronique du 29 novembre 2004). Il n'a visiblement toujours pas trouvé de conseiller à la hauteur. Au contraire.
Son discours d'Agen fait réapparaître une analyse de la situation de la France fausse, sommaire et inquiétante. Fausse, car dire que "depuis vingt-cinq ans le pouvoir d'achat des salaires n'a en moyenne presque pas augmenté" relève d'une erreur. Sa hausse a subi une inflexion à partir de 1978 (voir graphique), mais il a néanmoins augmenté de 15 %. Le pouvoir d'achat du salaire minimum a gagné 24 %. La France a des problèmes sociaux terribles, mais elle ne souffre pas d'une paupérisation de 80 % de la population, comme en est convaincu M. Sarkozy. Le diagnostic est faux.
Or il est idéologiquement faux : il s'agit de démontrer que la masse s'oppose à l'élite, celle des jet-managers des firmes mondialisées. La fracture passe, au fond, entre les patrons et les ouvriers, back to USSR... M. Chirac avait gobé cette analyse social-souverainiste (partagée par l'extrême gauche). M. Sarkozy pas entièrement. Il évite la dénonciation de l'élite, mais se rattrape en tapant sur Mai-68 ("Les soixante-huitards portent une responsabilité considérable dans la panne de l'ascenseur social") et... sur la Banque centrale européenne. Revoilà le bouc émissaire idéal !
Cette analyse est sommaire parce que le problème social français ne relève pas d'un retour nostalgique de la lutte des classes. Les inégalités, devenues plus complexes et moins visibles, appellent des solutions bien plus fines qu'un simpliste "rétablissement de la nation". Cette analyse est sommaire parce que le manque de croissance économique ne vient pas des taux d'intérêt trop élevés de la Banque centrale ou de l'euro fort. Ce sont des "légendes", comme le dénonce justement l'économiste Charles Wyplosz (L'euro-révisionnisme, www.telos-eu.com) construites pour faire porter (à nouveau !) le chapeau à Jean-Claude Trichet : Sarkozy ne fait pas mieux que Chirac. L'atonie française relève plutôt de causes internes : défaut d'investissement, d'innovation et de spécialisation dans les secteurs moteurs. Tandis que le PS nous replonge dans des manuels marxistes, le candidat de l'UMP fait une régression anti-européenne. "Pour la France du travail", propose-t-il. Qu'il commence par l'appliquer à lui-même et par travailler son programme.
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Sarkophage attend depuis si longtemps un VRAI BILAN du petit Nicolas Sarkozy. Quelque chose qui tienne la route. Il en vient à désespérer. Cela voudrait donc dire que depuis trente ans ce petit sinistre ne fait que brasser du vent sans que personne ne mette fin à sa supercherie ?
Grave et importante question ... Amis Sarkolatres, faites preuve d'intelligence et d'imagination, sauvez votre beaudet du naufrage complet.
Fermez le ban
Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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Samedi 01 Juillet 2006
Sarkozy a dit, Sarkozy a menti (6)
Incorrigible petit Nicolas Sarkozy ! C'est pathologique ! Il ne peut pas, il ne peut pas ne pas manipuler tous ceux qui le regardent et surtout tous ceux qui peuvent l'élire.
Sarkophage l'a déjà pris à de nombreuses reprises la main dans le sac, avec la langue fourchue.
Il est encore obligé de l'épingler aujourd'hui, un mensonge de plus pour une manipulation aux grossières ficelles.
Souvenez vous, le petit Nicolas Sarkozy nous avait promis de ne plus étaler sa vie privée en long en large et en travers. La main sur le coeur il reconnaissait avoir (juste un peu !) abusé avec sa femme et son fils en faire valoir. Et il avait donc demandé aux journalistes de respecter sa vie privée.
Pomponnette est partie, le laissant comme un gland esseulé. Elle est revenue (combien a-t-il déboursé ?).
Et qu'est il arrivé ? Il est retombé dans sa dépendance à la pipolisation.
C'est le monde qui nous parle de cette rechute, le ton habituellement enjoué du journal pour son favori montre la lassitude provoquée par ses errances de plus en plus visibles.
Il nous fait penser à un certain Lionel qui nous affirmait qu'il se retirait de la vie politique. Sarkozy fait la même chose, il promet de se retirer de la vie des pipoles. Manqué, raté, perdu, il est incapable de le faire.
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Nicolas et Cécilia Sarkozy, ou "Nous deux" sous les tropiques
LE MONDE | 30.06.06 | 14h05
Saint-Laurent du Maroni, Cayenne (Guyane), envoyé spécial
Elle est revenue, telle qu'en elle-même. Treize mois d'absence intermittente ne l'ont pas changée : grande, élancée, intimidée, intimidante. La petite histoire retiendra que Cécilia Sarkozy, l'épouse du ministre de l'intérieur, a repris médiatiquement sa place au côté de son mari, jeudi 29 juin, à 8 h 45, sur la base aérienne de Rochambeau (Guyane) alors qu'ils prenaient place à bord d'un hélicoptère, direction Saint-Laurent du Maroni. Cécilia survolant la forêt amazonienne, sous l'oeil d'une caméra dûment autorisée ; Cécilia embrassant son époux ; Cécilia visitant une cité d'orpailleurs clandestins, où, quelques jours plus tôt, la gendarmerie avait effectué une descente, alors que ces immigrés du Brésil et du Suriname voisins avaient relâché leur vigilance le temps d'un match de Coupe du monde entre le Brésil et le Ghana.
Dans ce Far West du bout du monde, en jeans, chemise blanche et bottes de caoutchouc, Cécilia et Nicolas Sarkozy viennent se rendre compte des résultats du plan Anaconda, grâce auquel une centaine de sites d'orpaillage clandestins ont été mis hors d'état de fonctionner. Pour cela, il suffit de pulvériser à l'explosif les moteurs des moto-pompes qu'utilisent les chercheurs d'or. Protégé par des hommes armés, le couple, quasi présidentiel, écoute les explications des policiers et des gendarmes. M. Sarkozy : "La politique, c'est moins dangereux. Ici, c'est quatre mois de survie. Moi, je suis ministre de l'intérieur depuis quatre ans."
Mais les plus belles pages de ce Nous deux sous les tropiques étaient encore à venir. Installés sur une pirogue sillonnant le fleuve Maroni, Cécilia et Nicolas Sarkozy se laissent photographier et filmer sous tous les angles depuis un autre esquif sur lequel ont pris place cameramen et photographes. Plus loin, suivent la presse écrite et les radios. Plus loin encore, les conseillers et les membres du cabinet. Le soleil cogne : les images seront bonnes. L'amour triomphe. Interrogé sur le sens de cette opération "retour de Cécilia", un proche du ministre répond : "Il s'agit ni de la cacher ni de la montrer."
C'est à croire que tel était bien l'objet de cette visite de douze heures dans ce département d'outre-mer : officialiser le bonheur retrouvé. Les quelques propositions du ministre-candidat sont passées inaperçues. Vingt-six heures d'avion pour un aller-retour, deux d'hélicoptère pour quelques images contrôlées : M. Sarkozy, avec son épouse, en apparence heureux, peut reprendre le fil de cette campagne présidentielle. Comme avant. "Je ne médiatiserai plus ma vie privée", avait juré le ministre.
Philippe Ridet
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Retrouvez les autres gros mensonges du petit Nicolas Sarkozy : 1 - 2 - 3 - 4 - 5
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Vendredi 30 Juin 2006
Sarkozy change de registre : il devient chasseur d'enfants
Le petit Nicolas Sarkozy est payé par le contribuable pour chasser le chasseur de poules, le bandit de grand chemin, l'escroc de haut vol ...
Il a beaucoup de mal à assumer son rôle. Il faut dire que le délinquant d'aujourd'hui il est coriace. Il ne veut plus se laisser attraper comme avant.
Il a donc trouvé une espèce facile à saisir et qui vient grossir les statistiques : les enfants sans papiers.
Faciles à attraper, faciles à enfermer, et faciles à expulser. Pratique non ?

Cabu - 31.05.2006
Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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Jeudi 22 Juin 2006
Nicolas Sarkozy n'est pas logique avec lui-même
Si vous avez des enfants, voilà un exemple facile pour leur apprendre le dire et le faire.
Le petit Nicolas Sarkozy (un point commun avec vos enfants, cela aide beaucoup pour s'identifier et comparer) vend son programme (ou pré programme, ou absence de programme allez savoir) avec un argument dont il est très fier, mais qu'en fait il a piqué au FN (son arrière boutique en fait).
"La France aime la, ou quitte la"
La dernière fois que ce discours a été tenu d'une manière rigide, 1 400 000 soldats sont revenus les pieds en avant, dans une caisse en sapin, ou en morceaux façon puzzle. Sans parler des pays voisins qui ont lourdement agravé le score. A l'époque le discours c'était : "aime la France en la quittant pour le royaume des cieux, amen"
Or le petit Nicolas Sarkozy, criant à l'envie ces nauséabondes paroles, n'est pas capable de s'appliquer le début du commencement de l'amorce de sa proposition.
Il illustre parfaitement l'adage : faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. Car j'ai un passe-droit, et moi, je ne suis pas un français comme les autres. Je suis au dessus de vous, je suis au dessus des lois, je suis au dessus de tout. (Appelez moi dieu ! )
Et pour trouver un exemple on peut se remémorer les performances routières de Nicolas Sarkozy, hors du commun pour un ministre !
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